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    22Mar2011
    Atome le choix ?

    VSC

    La France exploite 58 réacteurs nucléaires, soit le plus grand nombre de réacteurs par habitant.

    C’est une technologie très complexe, dangereuse, mais très utile. Et nous la maîtrisons. Les acteurs du nucléaire en France concentrent une expertise enviée dans le monde entier, ils incarnent une capacité et un savoir sans égal, qu’il s’agisse d’Areva, du CEA, d’EDF ou encore de l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN). Ils sont tous des références dans leurs domaines d’activité.

    Cette compétence spécifique à la France nous confère des atouts et des bénéfices colossaux : énergie moins chère, indépendance pour notre électricité, bilan carbone, maîtrise d’une haute technologie, emplois très qualifiés, etc… Et au-delà, cela devrait nous donner une fierté incroyable dans nos capacités collectives.

    Evidemment, l’accident terrible de Fukushima nous rappelle que cette technologie est dangereuse, elle nous rappelle que le pire et l’imprévisible sont le propre des catastrophes, mais aussi la fragilité de l’être humain face aux événements naturels.

    Aujourd’hui, le monde est tétanisé par ce qui pourrait survenir : un accident nucléaire très grave. Mais rappelons que des dizaines de milliers d’être humains viennent de trouver une mort aussi épouvantable dans le déferlement d’une vague, le tsunami. Que cette même vague (que les japonais connaissent bien, d’ailleurs ajoutons que tsunami est un mot japonais !) était d’une force et d’une hauteur inimaginable, jamais vues, dans un pays qui connaît bien le phénomène.

    Il est légitime, en cet instant, que l’énergie électro-nucléaire interroge et inquiète. Mais ne nous cachons pas la réalité, cette inquiétude est très égocentrique et motivée par la présence de centrales nucléaires à proximité de nous, dans nos pays. L’événement de Fukushima nous inquiète parce qu’il favorise les projections que nous nous faisons dans notre quotidien. Mais avant de penser à ce qui pourrait un jour arriver près de chez nous, ne devons-nous pas respecter les morts du tsunami ? Ne devons-nous pas respecter et admirer le calme de la population japonaise ?

    Après seulement nous pourrons nous poser la question de nos installations ou même de notre source principale d’électricité, au calme et sérieusement. Faut-il que notre indépendance énergétique, que notre filière d’excellence, que les décennies de recherche et d’exploitation, que le sérieux de nos ingénieurs soient soumis aux aléas de la démocratie d’opinion induits par nos émotions du moment ?

    Les acteurs de la filière nucléaire française n’ont pas attendu l’accident de Fukushima pour se préoccuper de la sûreté de nos installations nucléaires. Heureusement. Ils sont exigeants, ils connaissent les contraintes et les risques. Ils ne prennent pas leur décision sur un coup de tête. Bien sûr, il est nécessaire de perpétuellement se remettre en question. L’accident de Fukushima prouve que nous n’imaginons pas toujours les scenarii les pires. Mais qui sont ces bonnes consciences, expertes en télégénie pour donner des leçons sur ce qui doit être fait. Peut-on sérieusement fonder notre avenir énergétique sur l’émotion du moment, aussi dramatique soit-elle ?

    La France est l’un des 3 pays dans le monde à bien maîtriser la filière nucléaire. Vouloir l’abandonner, reviendrait encore une fois à s’amputer d’un de nos atouts majeurs face aux défis du futur.

    22Mar2011
    Atome le choix ?

    VSC

    La France exploite 58 réacteurs nucléaires, soit le plus grand nombre de réacteurs par habitant.

    C’est une technologie très complexe, dangereuse, mais très utile. Et nous la maîtrisons. Les acteurs du nucléaire en France concentrent une expertise enviée dans le monde entier, ils incarnent une capacité et un savoir sans égal, qu’il s’agisse d’Areva, du CEA, d’EDF ou encore de l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN). Ils sont tous des références dans leurs domaines d’activité.

    Cette compétence spécifique à la France nous confère des atouts et des bénéfices colossaux : énergie moins chère, indépendance pour notre électricité, bilan carbone, maîtrise d’une haute technologie, emplois très qualifiés, etc… Et au-delà, cela devrait nous donner une fierté incroyable dans nos capacités collectives.

    Evidemment, l’accident terrible de Fukushima nous rappelle que cette technologie est dangereuse, elle nous rappelle que le pire et l’imprévisible sont le propre des catastrophes, mais aussi la fragilité de l’être humain face aux événements naturels.

    Aujourd’hui, le monde est tétanisé par ce qui pourrait survenir : un accident nucléaire très grave. Mais rappelons que des dizaines de milliers d’être humains viennent de trouver une mort aussi épouvantable dans le déferlement d’une vague, le tsunami. Que cette même vague (que les japonais connaissent bien, d’ailleurs ajoutons que tsunami est un mot japonais !) était d’une force et d’une hauteur inimaginable, jamais vues, dans un pays qui connaît bien le phénomène.

    Il est légitime, en cet instant, que l’énergie électro-nucléaire interroge et inquiète. Mais ne nous cachons pas la réalité, cette inquiétude est très égocentrique et motivée par la présence de centrales nucléaires à proximité de nous, dans nos pays. L’événement de Fukushima nous inquiète parce qu’il favorise les projections que nous nous faisons dans notre quotidien. Mais avant de penser à ce qui pourrait un jour arriver près de chez nous, ne devons-nous pas respecter les morts du tsunami ? Ne devons-nous pas respecter et admirer le calme de la population japonaise ?

    Après seulement nous pourrons nous poser la question de nos installations ou même de notre source principale d’électricité, au calme et sérieusement. Faut-il que notre indépendance énergétique, que notre filière d’excellence, que les décennies de recherche et d’exploitation, que le sérieux de nos ingénieurs soient soumis aux aléas de la démocratie d’opinion induits par nos émotions du moment ?

    Les acteurs de la filière nucléaire française n’ont pas attendu l’accident de Fukushima pour se préoccuper de la sûreté de nos installations nucléaires. Heureusement. Ils sont exigeants, ils connaissent les contraintes et les risques. Ils ne prennent pas leur décision sur un coup de tête. Bien sûr, il est nécessaire de perpétuellement se remettre en question. L’accident de Fukushima prouve que nous n’imaginons pas toujours les scenarii les pires. Mais qui sont ces bonnes consciences, expertes en télégénie pour donner des leçons sur ce qui doit être fait. Peut-on sérieusement fonder notre avenir énergétique sur l’émotion du moment, aussi dramatique soit-elle ?

    La France est l’un des 3 pays dans le monde à bien maîtriser la filière nucléaire. Vouloir l’abandonner, reviendrait encore une fois à s’amputer d’un de nos atouts majeurs face aux défis du futur.