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    22Déc2010
    Vae Solis publie les résultats 2010 de l’Observatoire des Risques Sanitaires

    VSC

    CRISES SANITAIRES : LA DEFIANCE DES FRANÇAIS A L’EGARD DU POUVOIR POLITIQUE S’AGGRAVE L’Observatoire des Risques Sanitaires présente les résultats de la quatrième vague de son étude d’opinion. Le cabinet de conseil Vae Solis Corporate et l’institut de sondage OpinionWay ont rendu public les résultats de l’enquête 2010 sur l’évolution de l’opinion face aux risques sanitaires auxquels nous sommes confrontés.

    1. LA CRISE DE CONFIANCE DANS LE POLITIQUE S’AGGRAVE

    Contrecoup de la sur-médiatisation de la grippe A ou de l’échec du GIEC et du sommet de Copenhague ? La confiance envers le pouvoir politique dans le domaine des crises sanitaires s’amenuise encore auprès des Français. Les différentes instances de pouvoir, supposées délivrer la juste information, ne sont plus considérées comme des sources crédibles pour la population quand une crise sanitaire survient : l’Union Européenne est digne de confiance en premier et deuxième choix pour 12% des Français, le gouvernement pour 6%, les élus locaux pour 4% et les parlementaires pour 2%. Une action excessive du gouvernement face aux risques de santé publique ? 45% des Français estiment que le gouvernement en fait trop. Ils sont uniquement 30% à trouver qu’il réagit correctement face aux risques de santé publique et 25% pas assez. Pour Arnaud Dupui-Castérès, Président de Vae Solis Corporate, « si le niveau général d’inquiétude baisse après la fausse alerte « risque pandémique » passée, la communication de sur-vigilance du gouvernement a laissé des traces dans l’opinion publique ».

    2. VERS L’APPARITION D’UNE « CRISO-RESISTANCE » ?

    Dans leur majorité les Français se déclarent conscients et inquiets des risques potentiels dans le domaine de la santé (respectivement 81% et 73%). Aussi, 79% pensent que le nombre de crises dans le domaine de la santé aura plutôt tendance à augmenter. Il existe donc une inquiétude latente des Français et, surtout, un manque de confiance dans le progrès scientifique, censé améliorer les conditions de vie.

    Cependant, pour la première fois depuis 2005, le niveau général des craintes est sensiblement en baisse. Alors que la tendance était à l’inquiétude croissante entre 2005 et 2008, la lassitude semble gagner du terrain en 2010. Fortement mobilisés sur le risque pandémique mondial, les Français se montrent plus dubitatifs face aux risques sanitaires. « De la même manière qu’il y a une antibio-résistance, on peut constater un début de « criso-résistance ». La communication de crise ne doit pas être utilisée à mauvaise escient », déclare Arnaud Dupui-Castérès, président de Vae Solis Corporate.

    3. UNE NOUVELLE CREDIBILITE DE LA SOCIETE CIVILE
    __
    Dans une situation de crise sanitaire, qui croire ? Pour obtenir la vérité lors d’une crise, les Français font d’abord confiance aux chercheurs/scientifiques (66% les citent en premier et deuxième choix parmi les détenteurs d’une information crédible ; depuis 2005, les scientifiques sont en tête et progressent légèrement) et, aux associations, qui voient leur capital « crédibilité » augmenter de 35 à 51% de 2005 à 2010. Parallèlement, l’OMS, considérée en 2005 par 53% des Français comme une source d’information fiable, l’est aujourd’hui pour 47%.

    Le monde associatif devient un acteur central des crises sanitaires. Acteur pourtant loin d’être toujours impartial et professionnel, les associations incarnent, chez les Français, l’idéalisation de l’intégrité et du sens de l’intérêt général. « La confiance des Français lors des crises sanitaires est donc une confiance qui s’appuie bien sûr sur la connaissance ou l’expertise, incarnée par les scientifiques, mais aussi sur le degré d’éthique prêté aux porte-parole. Elle bénéficie donc aux associations », conclut Arnaud Dupui-Castérès.

    Ces résultats traduisent deux tendances de fond : – Une défiance toujours plus grande à l’égard des pouvoirs installés et, a contrario, une légitimité croissante de la Société Civile. – Le renforcement de la prescription de proximité (à l’exception des élus locaux) : « moi et mes proches » et les nouveaux experts.

    Contact : Marie Allamel 6 01 53 92 80 06

    22Déc2010
    Vae Solis publie les résultats 2010 de l’Observatoire des Risques Sanitaires

    VSC

    CRISES SANITAIRES : LA DEFIANCE DES FRANÇAIS A L’EGARD DU POUVOIR POLITIQUE S’AGGRAVE L’Observatoire des Risques Sanitaires présente les résultats de la quatrième vague de son étude d’opinion. Le cabinet de conseil Vae Solis Corporate et l’institut de sondage OpinionWay ont rendu public les résultats de l’enquête 2010 sur l’évolution de l’opinion face aux risques sanitaires auxquels nous sommes confrontés.

    1. LA CRISE DE CONFIANCE DANS LE POLITIQUE S’AGGRAVE

    Contrecoup de la sur-médiatisation de la grippe A ou de l’échec du GIEC et du sommet de Copenhague ? La confiance envers le pouvoir politique dans le domaine des crises sanitaires s’amenuise encore auprès des Français. Les différentes instances de pouvoir, supposées délivrer la juste information, ne sont plus considérées comme des sources crédibles pour la population quand une crise sanitaire survient : l’Union Européenne est digne de confiance en premier et deuxième choix pour 12% des Français, le gouvernement pour 6%, les élus locaux pour 4% et les parlementaires pour 2%. Une action excessive du gouvernement face aux risques de santé publique ? 45% des Français estiment que le gouvernement en fait trop. Ils sont uniquement 30% à trouver qu’il réagit correctement face aux risques de santé publique et 25% pas assez. Pour Arnaud Dupui-Castérès, Président de Vae Solis Corporate, « si le niveau général d’inquiétude baisse après la fausse alerte « risque pandémique » passée, la communication de sur-vigilance du gouvernement a laissé des traces dans l’opinion publique ».

    2. VERS L’APPARITION D’UNE « CRISO-RESISTANCE » ?

    Dans leur majorité les Français se déclarent conscients et inquiets des risques potentiels dans le domaine de la santé (respectivement 81% et 73%). Aussi, 79% pensent que le nombre de crises dans le domaine de la santé aura plutôt tendance à augmenter. Il existe donc une inquiétude latente des Français et, surtout, un manque de confiance dans le progrès scientifique, censé améliorer les conditions de vie.

    Cependant, pour la première fois depuis 2005, le niveau général des craintes est sensiblement en baisse. Alors que la tendance était à l’inquiétude croissante entre 2005 et 2008, la lassitude semble gagner du terrain en 2010. Fortement mobilisés sur le risque pandémique mondial, les Français se montrent plus dubitatifs face aux risques sanitaires. « De la même manière qu’il y a une antibio-résistance, on peut constater un début de « criso-résistance ». La communication de crise ne doit pas être utilisée à mauvaise escient », déclare Arnaud Dupui-Castérès, président de Vae Solis Corporate.

    3. UNE NOUVELLE CREDIBILITE DE LA SOCIETE CIVILE
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    Dans une situation de crise sanitaire, qui croire ? Pour obtenir la vérité lors d’une crise, les Français font d’abord confiance aux chercheurs/scientifiques (66% les citent en premier et deuxième choix parmi les détenteurs d’une information crédible ; depuis 2005, les scientifiques sont en tête et progressent légèrement) et, aux associations, qui voient leur capital « crédibilité » augmenter de 35 à 51% de 2005 à 2010. Parallèlement, l’OMS, considérée en 2005 par 53% des Français comme une source d’information fiable, l’est aujourd’hui pour 47%.

    Le monde associatif devient un acteur central des crises sanitaires. Acteur pourtant loin d’être toujours impartial et professionnel, les associations incarnent, chez les Français, l’idéalisation de l’intégrité et du sens de l’intérêt général. « La confiance des Français lors des crises sanitaires est donc une confiance qui s’appuie bien sûr sur la connaissance ou l’expertise, incarnée par les scientifiques, mais aussi sur le degré d’éthique prêté aux porte-parole. Elle bénéficie donc aux associations », conclut Arnaud Dupui-Castérès.

    Ces résultats traduisent deux tendances de fond : – Une défiance toujours plus grande à l’égard des pouvoirs installés et, a contrario, une légitimité croissante de la Société Civile. – Le renforcement de la prescription de proximité (à l’exception des élus locaux) : « moi et mes proches » et les nouveaux experts.

    Contact : Marie Allamel 6 01 53 92 80 06