+33 1 53 92 80 00

    06Oct2008
    Crise financière (2) : la dernière digue

    Admin VSC

    La Crise dure ! Elle est d’une ampleur phénoménale. Elle est un phénomène stupéfiant ! Personne ne l’a vu arriver avec cette force et cette brutalité. Personne ne la maîtrise, ne la contrôle, ni même ne l’oriente.

    Ne revenons pas sur ce que chacun sait. Les banques ne se font plus confiance du tout ; les prêts interbancaires ne dépassent pas la journée. Les Banques centrales injectent des liquidités par dizaines de milliards d’euros chaque jour. Un pan entier de la finance s’est totalement effondré. Le reste se détricote rapidement.

    La dernière digue qui résiste ? La confiance des citoyens qui se traduit par un comportement finalement très curieux, vraiment très surprenant et même irrationnel, puisqu’il consiste à ne pas retirer son argent des banques de détail. Pour l’instant, il n’y a pas eu de vent de panique, ni en Europe, ni bizarrement aux USA. Mais cela peut aujourd’hui arriver à tout instant. Le plan Paulson n’a pas eu l’effet escompté. Probablement, parce qu’il a fallu s’y reprendre à deux fois pour le voter et le monde entier a retenu son souffle avant le second vote.

    Si la panique gagne, le monde perd. Tout s’écroulera en quelques heures ! C’est la défiance.

    Alors, pourquoi la panique n’a-t-elle pas gagné les citoyens ? C’est la question clé et probablement la plus complexe de cette crise phénoménale.

    Nous pourrions disserter durant des pages tant les facteurs sont nombreux, évidents ou cachés, simples et complexes et souvent contradictoires. Mais le mieux c’est de faire court.

    En effet, nous pensons simplement que la panique n’a pas déjà eu lieu parce que les citoyens ne comprenaient rien à cette crise, ni ses raisons, ni ses mécanismes, ni même ses impacts. Spectateur d’un sujet d’actualité lointain et qui ne les concerne pas : Wall Street est aussi loin de l’Arizona que de l’Aveyron.

    Les citoyens ont commencé d’avoir peur lorsque les responsables politiques sont sortis de leurs silences, qui était d’or. Car finalement, les citoyens se sont dit que « si on nous dit que tout va bien et que nos avoirs bancaires sont garantis, c’est qu’il y a un problème » !

    Pour l’instant, la sagesse est du côté du peuple. Mieux que les financiers, mieux que les experts, mieux que les gouvernements ! Parfois, un peu d’ignorance ne nuit pas.

    
    

    Mais après ce Week end, désormais à chaque instant, la panique générale peut gagner. La parole politique alerte et inquiète, les promesses ne rassurent guère. Et encore, tout le monde ne s’est pas encore aperçu que les promesses étaient simplement intenables ! La mobilisation est souvent une agitation, aveu d’impuissance réelle.

    La panique a même peut être déjà commencé comme le feu en sous-bois. Lorsque la Chancelière allemande, Angela Merkel, annonce ce dimanche 5 octobre que le Gouvernement allemand garanti tous les dépôts bancaires après avoir vertement vilipendé l’Irlande la veille lors du G4 à Paris pour avoir annoncé la même mesure quelques jours auparavant. Nous sommes obligés de conclure que le vent de panique s’est levé, mais qui de l’œuf ou la poule ?

    06Oct2008
    Crise financière (2) : la dernière digue

    Admin VSC

    La Crise dure ! Elle est d’une ampleur phénoménale. Elle est un phénomène stupéfiant ! Personne ne l’a vu arriver avec cette force et cette brutalité. Personne ne la maîtrise, ne la contrôle, ni même ne l’oriente.

    Ne revenons pas sur ce que chacun sait. Les banques ne se font plus confiance du tout ; les prêts interbancaires ne dépassent pas la journée. Les Banques centrales injectent des liquidités par dizaines de milliards d’euros chaque jour. Un pan entier de la finance s’est totalement effondré. Le reste se détricote rapidement.

    La dernière digue qui résiste ? La confiance des citoyens qui se traduit par un comportement finalement très curieux, vraiment très surprenant et même irrationnel, puisqu’il consiste à ne pas retirer son argent des banques de détail. Pour l’instant, il n’y a pas eu de vent de panique, ni en Europe, ni bizarrement aux USA. Mais cela peut aujourd’hui arriver à tout instant. Le plan Paulson n’a pas eu l’effet escompté. Probablement, parce qu’il a fallu s’y reprendre à deux fois pour le voter et le monde entier a retenu son souffle avant le second vote.

    Si la panique gagne, le monde perd. Tout s’écroulera en quelques heures ! C’est la défiance.

    Alors, pourquoi la panique n’a-t-elle pas gagné les citoyens ? C’est la question clé et probablement la plus complexe de cette crise phénoménale.

    Nous pourrions disserter durant des pages tant les facteurs sont nombreux, évidents ou cachés, simples et complexes et souvent contradictoires. Mais le mieux c’est de faire court.

    En effet, nous pensons simplement que la panique n’a pas déjà eu lieu parce que les citoyens ne comprenaient rien à cette crise, ni ses raisons, ni ses mécanismes, ni même ses impacts. Spectateur d’un sujet d’actualité lointain et qui ne les concerne pas : Wall Street est aussi loin de l’Arizona que de l’Aveyron.

    Les citoyens ont commencé d’avoir peur lorsque les responsables politiques sont sortis de leurs silences, qui était d’or. Car finalement, les citoyens se sont dit que « si on nous dit que tout va bien et que nos avoirs bancaires sont garantis, c’est qu’il y a un problème » !

    Pour l’instant, la sagesse est du côté du peuple. Mieux que les financiers, mieux que les experts, mieux que les gouvernements ! Parfois, un peu d’ignorance ne nuit pas.

    
    

    Mais après ce Week end, désormais à chaque instant, la panique générale peut gagner. La parole politique alerte et inquiète, les promesses ne rassurent guère. Et encore, tout le monde ne s’est pas encore aperçu que les promesses étaient simplement intenables ! La mobilisation est souvent une agitation, aveu d’impuissance réelle.

    La panique a même peut être déjà commencé comme le feu en sous-bois. Lorsque la Chancelière allemande, Angela Merkel, annonce ce dimanche 5 octobre que le Gouvernement allemand garanti tous les dépôts bancaires après avoir vertement vilipendé l’Irlande la veille lors du G4 à Paris pour avoir annoncé la même mesure quelques jours auparavant. Nous sommes obligés de conclure que le vent de panique s’est levé, mais qui de l’œuf ou la poule ?