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    23Mar2018
    Trois questions à Christophe Dalstein, directeur de projets « Inventons la métropole du Grand Paris »

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    Trois questions à Christophe Dalstein, directeur de projets « Inventons la métropole du Grand Paris » à la Métropole du Grand Paris. Propos reccueillis par Adrien Loriller, consultant senior chez Vae Solis Corporate.

    Photos : Google Earth (bannière) / DR (portrait)

    christophe-dalstein-grand-paris

    Vae Solis Corporate : La métropole du Grand Paris supervise la réalisation d’un grand nombre de projets à l’échelle du Grand Paris. Quel est, selon vous, le rôle de la communication dans cette gigantesque opération d’urbanisme ?

    Christophe Dalstein : La démarche d’appels à projets, initiée par la Métropole du Grand Paris a permis, à l’issue de sa première édition de faire naître, grâce à une grande émulation de tous les acteurs qui font la ville, des projets d’architecture et d’urbanisme de grande qualité, dans leur forme, dans leur programme, dans leur innovations. Cela donne bien sûr une visibilité forte à ces projets, à la fois compte tenu de la qualité intrinsèque de chacun d’eux, mais aussi de l’effet de masse avec 54 projets disséminés à travers le territoire métropolitain, représentant plus de sept milliards d’euros d’investissement privé. Pour autant, les actions de communication ont été principalement menées à destination des acteurs de l’aménagement car c’est bien eux qu’il fallait convaincre du bienfondé de sa démarche et de les inviter à se mobiliser. De ce point de vue, à la fois grâce à la qualité des fonciers, à la mobilisation des maires et à l’action de la Métropole, cette première édition d’Inventons la Métropole du Grand Paris est un succès.

    Vae Solis Corporate : Pensez-vous que la communication est indispensable dans le cas de projets d’aménagement comme la métropole du Grand Paris peut en soutenir ? Si oui, pourquoi ?

    Christophe Dalstein : Il faut à mon sens distinguer ce qui relève de la communication autour de ces projets et de tout ce qui relève de la concertation réglementaire et de la participation des habitants. L’appel à projets ne se substitue en rien aux procédures ou à la volonté des élus locaux d’engager dans des processus de participation des habitants. Cela vise simplement à mettre en concurrence des opérateurs privés en vue de leur céder du foncier. Cette concurrence crée une émulation bénéfique car les projets dépassent alors la simple question programmatique, la qualité urbaine et architecturale ou l’offre financière en engageant une vraie réflexion sur les usages, en proposant des innovations inédites notamment sur le plan environnemental, en proposant des projets qui permettent aux habitants une appropriation progressive.

    Pour autant, la communication est aussi nécessaire pour promouvoir l‘attractivité du territoire métropolitain et de l’Ile de France. Avec ces projets concrets, identifiés, visibles, qui vont se réaliser dans les prochaines années, c’est aussi un vecteur pour les investisseurs qui regardent depuis des années le Grand Paris sans toujours identifier des projets à accompagner en dehors des infrastructures de transports.

    Vae Solis Corporate : Le syndrome NIMBY (« not in my backyard ») est de plus en plus important autour de la réalisation de certains projets d’infrastructure ou d’urbanisme. L’opposition des riverains et la création de groupe de défense d’intérêts est un phénomène qui gagne en légitimité. Que met en place la métropole du Grand Paris pour prévenir ce type de risque ?

    Christophe Dalstein : Dans cet appel à projets, il y a un principe de subsidiarité. La Métropole ne se substitue pas à l’action des maires. Ce sont eux qui ont apporté le foncier à la consultation, eux qui négocient avec le promoteur du projet lauréat, eux qui engageront les procédures administratives nécessaires à la réalisation de ces projets. Ils sont donc très conscients des sensibilités qui peuvent exister sur leur territoire. On voit bien que l’appropriation de ces projets par les habitants est un sujet qui mobilise tout le monde. Ainsi beaucoup de promoteurs proposent la réalisation de « projets processus » qui permettront cet engagement des habitants. Cette participation se fait au niveau local car à chaque fois les enjeux sont très différents.

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