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    14juin2018
    Trois questions à Christine Le Gal, directrice de la Fondation du Paris Saint-Germain

    blog_VSC

    Trois questions à Christine Le Gal, directrice de la Fondation du Paris Saint-Germain. Propos recueillis par Adrien Loriller (@AdrienLoriller) et Clément Huguet (@HuguetClement).

    Photos : Wikimedia Commons / adit (bannière) / DR (portrait)

    Vae Solis Corporate : Quelle réflexion a poussé la Fondation Paris Saint-Germain à ouvrir des « écoles après l’école » en Ile-de-France, à travers le projet des écoles Rouge & Bleu ?

    Christine-Le-Gal-portrait

    Christine Le Gal : Notre projet d’écoles Rouge & Bleu est la conjonction de deux situations. La première, c’est une présence de la Fondation depuis de nombreuses années sur les terrains en banlieue qui nous a fait vraiment prendre conscience de l’importance de l’éducation dans les quartiers. La deuxième, c’est l’arrivée d’un nouvel actionnaire et d’un PSG plus attractif et plus puissant.

    Tout ça nous a conduit à penser que nous devions mener un projet à long terme, avec une présence physique de la Fondation sur un territoire pour être au service d’un quartier et de ses enfants.

    Nous avions plusieurs projets mais il fallait commencer par mettre en place le programme et mettre au point un pilote. Evidemment, nous avions dans l’idée d’installer notre première école Rouge & Bleu à Paris. Avec une aide très forte de la ville, nous avons pu ouvrir la première école Rouge & Bleu dans le 19ème arrondissement de Paris : un quartier très populaire et entouré d’écoles.

    Les écoles Rouge & Bleu, c’est un programme ludique, à la fois sportif et éducatif, dont l’objectif est double : favoriser l’épanouissement et la confiance en soi des enfants, ainsi que l’acquisition des apprentissages fondamentaux à travers le sport comme levier d’éducation et de construction personnelle.

    Vae Solis Corporate : De quelle manière la Fondation Paris Saint-Germain utilise-t-elle l’image en plein essor du club pour mobiliser ses partenaires autour de ses projets, notamment d’ordre social ?

    Christine Le Gal : La Fondation a deux grandes familles de partenaires. D’un côté, les partenaires publics tels que les collectivités pour lesquelles nous sommes un allié à l’expérience et au savoir-faire fort, pouvant les épauler et animer des actions auprès d’enfants. Ces partenariats donnent une vraie crédibilité à la Fondation. Ils nous permettent très concrètement de nous implanter et de participer au financement de certains programmes. Avec nos partenaires publics, nous sommes sur une logique d’ancrage et d’action sociale sur les territoires où nous déployons des ressources.

    De l’autre côté, nos partenaires privés les plus légitimes sont les sponsors et les partenaires du club. Nous leur proposons de participer à l’action sociale du fonds de dotation créé par la Fondation et de faire partie de la communauté Paris Saint-Germain « au sens large ». Nous avons réalisé que le meilleur évènement pour les impliquer dans nos activités serait un grand Gala annuel. Après 5 éditions, le Gala de la Fondation permet aujourd’hui de collecter plus de la moitié du budget de fonctionnement annuel de nos activités. Par rapport à la première édition, les fonds levés sont passés de 90.000 € à 1,6 M d’€ ! Une soirée comme celle-ci peut décider du lancement d’un nouveau projet ambitieux, par exemple au travers de l’ouverture d’une école supplémentaire.

    Mais il est évident que l’arrivée de joueurs de classe internationale comme Neymar est une aide précieuse pour mobiliser nos partenaires afin qu’ils s’investissent toujours plus à nos côtés.

    Vae Solis Corporate : En quoi les Fondations peuvent-être de plus en plus utilisées comme levier de communication pour la « maison mère » ? Est-ce le cas de la Fondation du PSG ?

    Christine Le Gal : Le club utilise évidemment les actions de la Fondation comme levier pour sa communication et c’est très légitime. En effet, le Paris Saint-Germain peut revendiquer une dimension citoyenne parce que la Fondation est totalement légitime sur ces questions, grâce à son travail utile, perspicace et performant. Il est donc normal « d’afficher » et de communiquer sur ce travail, car il est réel. La Fondation a une action profonde et durable sur les territoires, sur l’emploi, sur la formation des jeunes, sur l’enfance, et dans l’accompagnement d’enfants malades à qui elle apporte du réconfort. Tout cela étant construit depuis longtemps et de manière solide, le club peut assurément revendiquer le statut de club engagé et responsable sur le plan sociétal.

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