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    08Avr2019
    Trois questions à Vincent Bustarret, Marketing & Customer Care chez Cityscoot, par Adrien Loriller

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    Trois questions à Vincent Bustarret, Marketing & Customer Care chez Cityscoot autour des enjeux de communication dans le cadre des activités d’une startup. Propos recueillis par Adrien Loriller, Directeur conseil.

    Photos : Vincent Bustarret (portrait) / Cityscoot (bannière)

    Vae Solis Corporate : 2 ans après sa création, Cityscoot a déjà conquis 100.000 utilisateurs. Comment expliquez-vous un tel succès ?

    Vincent Bustarret : Paris est une ville extrêmement dense, avec des flux de population quotidiens très importants et de nombreux bouchons. Lorsqu’on ajoute à l’équation une mairie très favorable aux alternatives à la possession d’un véhicule personnel, le terreau devient extrêmement favorable pour un service de free-floating de 2-roues électriques, permettant de se déplacer rapidement dans Paris sans subir les inconvénients de la possession. Le service s’est lancé avec une centaine de scooters dans quelques arrondissements parisiens, mais le bouche-à-oreille, l’augmentation progressive de la flotte de véhicules (3500 à présent) et les agrandissements successifs du périmètre géographique ont été autant de catalyseurs de la croissance. Plus simplement, Cityscoot a trouvé sa place et ses usagers facilement, comblant un manque dans la mobilité à la demande.

    Vae Solis Corporate : En termes de communication, comment cherchez-vous à vous démarquer de vos concurrents ?

    Vincent Bustarret : Comme nos concurrents, nous sommes une alternative au véhicule individuel, complémentaire à l’offre de transport existante. Sur le papier, beaucoup de services se ressemblent, mais l’utilisateur fait vite la différence entre les opérateurs qui tiennent leurs promesses et les autres ! La communication de Cityscoot est très factuelle : elle met en avant nos atouts et nos forces, parfois avec humour, avec des messages simples qui nous engagent vis-à-vis de nos utilisateurs et plus généralement des citadins. Nous pensons que nos forces (la disponibilité des scooters, la qualité de notre service client, la robustesse et la durabilité de notre flotte, la fiabilité du service, …) nous démarquent d’autres services de free-floating. Nous mettons notamment en avant les différents métiers salariés qui permettent au service de fonctionner : l’équipe terrain, en CDI depuis le premier jour, la relation client, l’atelier, la R&D, l’équipe technique, le marketing et les opérations, …

    Vae Solis Corporate : Il y a un an, Cityscoot a levé 40 millions notamment auprès de la RATP, via RATP Capital Innovation. En quoi les levées de fonds constituent-elles un moment important dans la vie d’une start-up ? Considérez-vous ce moment comme un réel levier de communication ?

    Vincent Bustarret : Le deuxième tour de financement a été un moment fort de l’aventure Cityscoot et nous avons pris la parole pour mettre en avant le chemin accompli et nos prochains challenges. L’arrivée au capital de RATP Capital Innovation était en particulier propice à une communication sur la complémentarité des services publics de transport et des startups de mobilité à la demande. Bien sûr, l’importance des sommes levées permet également à Cityscoot de figurer au palmarès des startups françaises les plus en vue, accélérant sa notoriété. Au-delà de l’image positive dégagée par l’annonce d’une levée, c’est surtout pour l’équipe un moment de respiration et un tremplin pour viser des objectifs toujours plus ambitieux : accroissement de la flotte, ouvertures de villes (Nice, Milan et bientôt Rome) ou innovations produits (CityBoost, Bonus Fidélité…) !