Vae Solis : Actualités

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24 février 2010

Lady Gaga, Paul Gauguin, internautes Gogos : des mass-médias aux marques-médias !

Bien plus qu'un lieu d'information ou de débat sérieux, le web 2.0 se révèle être, au mieux, une chambre d’écho de l’actualité « off line », au pire un collecteur de rumeurs et de fausses nouvelles. Le débat public a donc toujours lieu dans les media traditionnels, mais ceux-ci sont en évolution permanente. Seule la marque media permettra, en ligne comme hors ligne, de garantir et de créer l’information. Le métier constituant à créer et à entretenir de bonnes relations avec les media pour les dirigeants, soit dit en passant, a donc encore de beaux jours devant lui…

Le site de partage de vidéos en ligne « Daily Motion » a révélé récemment quelles avaient été les contenus les plus vus en 2009. Le palmarès est éloquent : un clip de Lady Gaga, la chanteuse néo-psychédélique, un sketchman habillé comme un des frères Mario, les personnages du jeu vidéo de Nintendo, qui se balade en kart dans sa ville comme dans une gameboy, au mépris du code de la route et en est très fier, et le clip « Make the girl Dance », tourné dans le quartier de Montorgueil à Paris, sur une musique fade mais avec des jeunes femmes aux formes avantageuses totalement dénudées… En fait de web 2.0 comme espace démocratique, c’est le règne du n’importe quoi, du vain, du primaire.

Entendons-nous bien : personne n’est contre une bonne tranche de rire (et de formes avantageuses) de temps à autre ! Mais quand des internautes post-pubères expliquent à longueur de journée, en ligne et hors ligne, « tweet et re-tweet » (sic), que le web est le nouveau lieu où se crée l’information et le débat démocratique, ça donne plutôt à rire, justement !

Le Pew Research Center, le fameux think tank américain, ne dit pas autre chose dans son étude parue en janvier dernier. Les conclusions en sont sans appel : « la presse généraliste, sur le papier ou sur ses sites web, publie 48% des informations nouvelles. Les journaux spécialisés 13%, les télévisions locales 28%, la radio 7% et les nouveaux média (blogs, sites, twitter) 4% ». (Le Monde du 16 janvier 2010). L’étude de trois chercheurs francophones, Franck Rebillard, Emmanuel Marty et Nikos Smyrnaios, menée en 2008, arrivait à des conclusions comparables, puisque 80% des contenus en ligne portent selon eux sur 20% des sujets. Le web, chambre d’échos.

Un événement récent de la webosphère vient pourtant, en apparence, faire voler en éclat cette position : le succès, au-delà de toute espérance, du canular du site times.ro !

Ce site parodique roumain, dans le genre du fameux journal New-Yorkais The Onion, a affirmé qu’un contingent de troupes roumaines avaient débarqué à Tahiti, en croyant venir soulager les victimes du tremblement de terre ! « L’information » a fait la une des media lettons, russes, hongrois ou italiens alors qu’elle était, évidemment, totalement fantaisiste. Le nombre de connexions sur times.ro a sextuplé, passant de 4.000 à 25.000 par jours. Le plus drôle est que Courrier International a résumé un article de presse roumain sur le sujet en expliquant clairement l’aspect comique de l’affaire… et que Canal + (l’Edition Spéciale) a repris cet article un peu vite en présentant l’expédition roumano-vahiné comme authentique ! Times.ro a eu beau jeu de réagir immédiatement en indiquant que Canal + avait dû être informé par son correspondant à Papeete, Paul Gauguin, qui a été le témoin oculaire du débarquement des forces roumaines. LOL, pourrait-on dire… Le Monde du 24 février explique toute l’affaire en détail.

Les études de nos universitaires francophones et du Pew Research Center sont donc doublement démenties ici : d’une part, c’est bien un site internet qui a créé l’information, fût-elle fausse, et d’autre part, ce sont des médias traditionnels qui l’ont reprise, sans vérification, sans faire leur travail de médias, justement… 

…A moins que, précisément, ce canular réussi du site roumain de l’internaute Ionut Foltea ne soit l’exception qui confirme la règle. Expliquons-nous : une particularité de ce site parodique (outre l’inventivité de son animateur) est de s’être accaparé une marque non protégée au pied des Carpates. « Times.ro », en effet, n’a aucun lien avec le so british Times, ni avec le sophistiqué New York Times. Mais times.ro, cela fait sérieux !

Immense espace vierge, jungle néo-médiatique, internet réhabilite évidemment la fonction de garantie et d’orientation de la marque.

Le succès de times.ro démontre donc bien, paradoxalement, que les media traditionnels, structurés en services thématiques, avec des journalistes experts, sont appelés à demeurer les premiers découvreurs et émetteurs d’informations authentiques, pour autant qu’ils fassent bien leur travail. Oui, ce sont bien eux qu’il s’agit de traiter quand on est une entreprise, une association, une personnalité publique, si l’on entend participer au débat public. Sans doute, certains émetteurs d’information sur le web deviennent-ils eux aussi des « marques-médias ».

Il convient alors de les traiter pour ce qu’ils sont en fait : des médias, tout simplement, à convaincre et à informer, avec qui débattre, pour qu’ils puissent à leur tour informer l’opinion. Au passage, il n’est pas bon d’être seul (Vae Solis !) pour aller à leur rencontre, et gérer les médias, quels qu’ils soient, passe toujours par l’élaboration et la mise en œuvre d’une stratégie d’information adaptée. Etre un spécialiste de Lady Gaga ou des Mario Bros y aide sans doute moins que disposer d’une solide culture générale et qu’être un lecteur assidu de la presse…

10 février 2010

Vae Solis lance pour le Médiateur de la République une plateforme participative dédiée à la défense des droits

Jean-Paul Delevoye lance LeMediateurEtVous.fr, espace inédit de débats et de propositions sur les droits des citoyens le mercredi 10 Février 2010. Conçue et développée par Vae Solis et Pepper Cube / blogSpirit, cette plateforme web à mi-chemin entre un forum et un réseau social, rassemble de façon inédite internautes et experts autour de la défense des droits. MDR

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09 février 2010

Combien de Français en France ? Ce n'est pas l'INSEE qui nous le dira

La population de la France était estimée au 1er janvier 2010 à 64,7 millions d'habitants, comptant 346.000 personnes supplémentaires depuis un an, soit une petite progression de 0,5%. C’est ce qu’annonçaient en boucle tous les titres de presse le 19 janvier dernier, reprenant les informations de l’INSEE (Institut National de la Statistique et des Etudes Economiques).

Le lecteur avisé alla donc vérifier ces chiffres sur le site de l’INSEE. Et là, quelle ne fut pas sa surprise en s’apercevant que cette nouvelle (après tout, le recensement en continu est une nouveauté de taille) n’apparaissait pas sur la page d’accueil du site officiel. Et une navigation approfondie n’arrangeait rien à l’affaire. En fouillant, on y trouve les chiffres par département ou région (à l’internaute de faire ses calculs pour obtenir la population française dans son ensemble), des chiffres des recensements précédents cachés dans une sous-rubrique, des tableaux excel obscurs expliquant (à peu près) la méthodologie… Mais rien sur cette information essentielle, pas un encart dédié, pas une animation flash qui attire immédiatement l’internaute, rien.

L’INSEE commet là une erreur stratégique. Quelle valeur donner à des chiffres « officiels », lorsqu’on ne les trouve nulle part sur le site où ils devraient apparaître ? Quelle confiance accorder à un institut, qui, en ne respectant aucune des sacro-saintes règles du web, nuit à sa crédibilité, et à sa visibilité ?

Un site doit premièrement présenter et mettre en valeur un produit, ou une information : le nombre de Français par exemple, ce pour quoi le grand public connaît l’INSEE ! Un graphisme adapté est toujours agréable… La navigation dans le site doit se faire de manière intuitive, une bonne réflexion est donc à prévoir sur papier auparavant pour établir le plan du site (quelles sont les rubriques, comment organiser l'information, où inclure le moteur de recherche interne...). Cela aussi, les web designers de l’INSEE semblent l’avoir oublié. Un bon référencement est la base de la visibilité : lorsqu’on tape sur Google, au hasard, « nombre de français en France », l’INSEE n’apparaît même pas sur la première page de résultats. Si l’on tape « population française », il arrive en quatrième position, avec les résultats du recensement de …2004 !

Être présent sur la toile est devenu un véritable enjeu, que ce soit pour les institutions ou les entreprises. Le Web procure une vitrine, de la visibilité, mais pas seulement. C’est devenu le réflexe informatif numéro un d’une majeure partie des Français. Lorsque son rôle est de délivrer cette information, une entreprise, une institution, ne doit pas - ne peut pas- négliger un tel medium.

26 janvier 2010

Salaire des patrons : vers le populisme ?

Une tribune d'Arnaud Dupui-Castérès publiée dans les Echos du 19/01/2010

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18 janvier 2010

GRIPPE AH1N1 : tout à été dit... ou presque !

Tout a été dit sur la gestion de la pandémie grippale AH1N1. Enfin presque tout. Deux sujets méritent qu’on y revienne :

- Le rôle des experts

- La mise en place du plan pandémie.

  • Le rôle des experts :

Globalement les experts ont été très alarmistes. De l’OMS aux experts français on nous annonçait une pandémie foudroyante. Tout en nous disant que l’on ne savait pas grand-chose sur ce nouveau virus. D’où les mesures extrêmes mises en place en Europe et en particulier en France. Le principe de précaution étant devenu le paradigme de la gestion des risques il était urgent et obligatoire de mettre le paquet. Cette réaction des « experts » est compréhensible mais désolante. Quand on ne connaît pas une maladie ou un agent pathogène, la première des choses à faire est d’observer. Claude Bernard l’a clairement dit et écrit dans une méthode que personne ne remet en cause dans le monde scientifique.

Or qu’a-t-on pu observer ? Que dans l’hémisphère Sud, qui a été touché lors de l’hiver austral, cette pandémie était loin d’être catastrophique alors qu’il s’agit de pays moins développés et que, bien sûr, il n’existait pas de vaccin. A tel point que les caméras thermiques mises en place à l’aéroport de Sydney ont détecté 3 ou 4 hyperthermies par mois !... Certes il y a eu quelques décès mais beaucoup moins que lors d’une épidémie saisonnière.Qu’on ne nous dise donc pas que c’est facile de raconter l’histoire après. On pouvait parfaitement raconter l’histoire pendant l’été (hiver austral) c'est-à-dire avant notre hiver.

Deuxième argument des « experts » : le virus peut muter. Certes mais tous les virus mutent en permanence sans forcément avoir de graves conséquences. D’ailleurs nos « experts » de dire : « Même si le virus mute il restera sensible au vaccin ! ». Dernier argument : une deuxième vague de pandémie nous menace, bien plus forte que la première. Sauf, qu’on n’a rien vu de tel dans l’hémisphère Sud et qu’en plus de 30 ans d’observation de la grippe on ne l’a jamais constaté. Une fois de plus, il suffisait d’observer. Cela aurait permis de faire quelques économies.

  • La mise en place du plan pandémie :

Ce plan pandémie existe depuis plusieurs années (grippe aviaire) et est régulièrement mis à jour par les différents ministères concernés. En ce qui concerne la grippe AH1N1 l’OMS était passé dès la fin de l’été en phase 6 c'est-à-dire, pour faire simple, au maximum de l’alerte. La France, plus raisonnable était restée en phase 5. Sauf que, poussé par les experts, le ministère de la Santé a mis en place un plan de « guerre ». Dans ce cadre, c’est le ministère de l’intérieur qui, selon le plan pandémique national, prend la main. On a vu le résultat : silence radio du ministre et désorganisation totale de la vaccination.

6 millions de français ont fait une grippe apparente. Des études récentes montrent que 80 % des infections par ce virus ont été inapparentes. Ce qui signifie qu’au moins 30 millions de français sont immunisés contre cette grippe, sans compter les plus âgés qui ont connu la vague de 1957. Au total on peut penser que désormais la grande majorité des français est immunisée.

Rappelons qu’au mieux 5 millions de français ont été vaccinés. Que nombre d’entre eux n’ont toujours pas reçu de bulletin de vaccination, à tel point que la ministre de la Santé a déclaré que l’on pouvait se faire vacciner sans ce sésame.

Enfin dernier couac de la vaccination, les médecins généralistes, stupidement écartés dans un premier temps (la France, là aussi, s’est singularisée), ont été appelés à la rescousse. Sauf qu’on ne sait pas comment leur distribuer les vaccins qui sont dans les centres de vaccination…

Changement d’instruction, changement de modalités… Les Français n’ont rien compris… si ce n’est peut être que la ministre voulait se protéger elle-même !

  • Et l’avenir ?

Il n’est pas pour autant rassurant. La France a sur les bras des millions de doses dont elle ne sait que faire. Elle négocie avec les fabricants une « remise de peine ». Cela veut dire que l’on va s’engager à leur acheter du vaccin pendant des années. Ce vaccin sera-t-il efficace l’année prochaine ?

Cette pandémie redoutable a fait moins de 300 morts. C’est regrettable mais c’est infiniment moins que les 5000 décès annuels de la grippe saisonnière. A ce jour les mesures mises en place ont coûté au moins trois fois le budget du plan cancer sur 4 ans !

Le principe de précaution inscrit dans la Constitution précise que quand un risque n’est pas connu il convient de mettre en place des actions préventives… pour un coût raisonnable. Est-ce le cas ?

Docteur Jean-Louis Malvy

30 décembre 2009

Crise et climat : comment un risque peut en cacher un autre

L'actualité nous offre parfois des concommittances qui ne s'inventent pas ! Deux événements survenus en décembre se sont diamétralement opposés : au plan mondial, nous avons suivi des semaines durant la prépaparation du sommet de Copenhague puis son échec, quand au plan national, une vague de froid s’annonçait. La mobilisation sur les risques du réchauffement climatique nous fait progressivement oublier que l’hiver… il fait toujours froid ! Que les températures peuvent approcher zéro degré - voire être négatives - et que c’est bien à un risque immédiat de climat froid que nous avons à faire face !

On s’indigne que les Etats n’aient pas réussi à trouver un accord minimum pour « ralentir le réchauffement climatique » et en parallèle on rouspète contre la neige, le verglas, le froid mais surtout contre l’Etat imprévoyant ! Les routes enneigées et les plaques de verglas désorientent, les avions ne décollent pas ou sont en retard : aussitôt l’opinion râle, les media dénoncent. Nous sommes proches de la crise.

Mais le principal risque auquel les Français étaient exposés était la rupture électrique, le « black out » de cette énergie si précieuse ; il faut des conditions météorologiques rigoureuses ou des situations particulières pour se souvenir que l’électricité est indispensable à notre vie quotidienne, que c’est même une question de survie. Imaginez un foyer sans lumière, sans eau chaude, sans chauffage, sans four, évidemment sans internet et sans télévision pour passer le temps… c’est tout simplement inconcevable, invivable !

RTE avait prévenu, dès l’automne, que la France serait obligée d’importer de l’électricité. Nous n’avons pas de pétrole certes, mais nous n’avons également plus assez d’électricité (d’origine nucléaire et hydraulique) pour être autosuffisants. Le froid de l’hiver 2009 nous rappelle combien il est nécessaire, voire indispensable, d’investir dans notre approvisionnement en énergie et plus particulièrement en électricité.

On notera au passage que la communication du transporteur d’électricité a parfaitement respecté 3 règles de bases de la communication de crise : l’anticipation, la transparence et la mobilisation. Elle a commencé très en amont par de la pédagogie : simplement en rappelant qu’il ferait froid en hiver (!) et, sur le mode de la transparence, en annonçant les risques, leurs causes et les moyens d’y faire face, notamment dans deux régions sensibles : la Bretagne et Provence Alpes Cote d’Azur. Si le risque de délestage était réel, on ne pourra pas dire que l’opinion publique, les media et les pouvoirs publics n’avaient pas été prévenus.

Mais le plus important est que la direction de RTE a aussi fait un travail de sensibilisation aux nécessaires économies d’énergie, rappelant ainsi des gestes simples et citoyens quant aux températures dans les foyers ou aux éclairages publics. Elle s’est ensuite mobilisée pour parer au mieux et assurer au final une continuité quasi parfaite du service.

L’opinion publique ne supporte plus les contre temps, les aléas, l’imprévu, le désagrément : c’est la « japonisation » des esprits et des comportements. Pour que l’Etat, les services publics et les entreprises ne s’exposent pas à des crises récurrentes dues aux mécontentements de l’opinion publique, l’anticipation, la transparence et la pédagogie ont ici fait la preuve de leur efficacité.

RTE a parfaitement communiqué et géré le risque climatique. Mais elle s’expose de fait à un nouveau risque : celui d’une moindre mobilisation de la puissance publique. Il faut espérer que sa bonne gestion de la situation n’aura pas comme conséquence paradoxale, de freiner les pouvoirs publics et l’opinion en faveur de l’investissement dans la production d’énergie, tant il est de plus en plus vrai que seuls les incidents, les polémiques, les crises, incitent à l’initiative et à la décision publique.

23 novembre 2009

Vae Solis Corporate au service du débat public

Avec un nouveau débat public à son actif, Vae Solis Corporate réaffirme son attachement à la concertation et fait vivre sur le territoire la loi du 27 février 2002 dite « démocratie de proximité ». En accompagnant la Commission Particulière du Débat Public sur le projet de prolongement du grand canal du Havre, Vae Solis Corporate créé pour les riverains de l’Estuaire de la Seine la possibilité de s’informer, d’échanger, de confronter leurs idées, de s’exprimer… afin de permettre au maître d’ouvrage, le Grand Port Maritime du Havre, d’approfondir sa réflexion aussi bien sur l’opportunité du projet que sur les modalités de sa mise en œuvre.

Aux côtés du Secrétariat général de la CPDP, le cabinet a été chargé d’organiser l’information et la participation :

  • information préalable des acteurs clés (politiques, économiques et associatifs),
  • conception des outils d’information,
  • organisation des 14 réunions publiques,
  • gestion des relations presse…

tout est orchestré pour que le débat soit bien accepté et que la démocratie participative puisse pleinement s’exercer.

www.debatpublic-prolongementdugrandcanalduhavre.org

20 novembre 2009

Vae Solis Corporate soutient Bibliothèques Sans Frontières

Vae Solis accompagne Bibliothèques Sans Frontières depuis deux ans, sous la forme d'un soutien financier et d’une assistance bénévole en communication.
Depuis trois ans, Bibliothèques Sans Frontières collecte, trie et envoie des livres dans les écoles et universités des pays en voie de développement. L’originalité de l’association est de se mettre au service de l’ensemble de la chaîne du livre. Il s’agit de créer de véritables bibliothèques au service de la transmission du savoir et non d’envoyer des livres au hasard du résultat des collectes.

L’association dispose d’un dépôt important dans les Yvelines, où les envois sont préparés. En Haïti, elle travaille avec le ministère de la culture, la mission de l’ONU et l’ambassade de France à la création de 200 bibliothèques dans les écoles et lycées. A Madagascar, elle monte des bibliothèques dans deux centres d’accueil pour enfants des rues. Au Cameroun, elle ouvre cet année le troisième projet bibliothèque en partenariat avec deux associations de Yaoundé et Mbalmayo. Au Congo Brazzaville elle construit un centre d’archives et de documentation sur les royaumes et chefferies d’Afrique Centrale.

[|http://www.bibliosansfrontieres.org/|fr]

25 septembre 2009

Le renouveau des Wargames par Lionel Benatia et Jean-Loup Samaan dans DSI Technologies

Au sommaire du numéro de septembre-octobre, un article consacré à l'un des outils de la Défense aussi vieux que l'art de la guerre, les Wargames. Du militaire au civil, on y découvre comment les uns et puis les autres à moindre échelle se préparent à gérer les "surprises stratégiques"...

Un panorama à lire sous la plume de Jean-Loup Samaan, docteur en science politique et Lionel Benatia, consultant chez Vae Solis, spécialiste en gestion de crise.

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24 septembre 2009

Emploi des Seniors : Vae Solis et Options RH accompagnent les entreprises

Au 1er janvier 2010, toute entreprise de plus de 50 salariés devra disposer d'un accord ou d'un plan d'actions en faveur de l'emploi des seniors… au risque de devoir s’acquitter d’une pénalité égale à 1 % des rémunérations et ce pour chaque mois entier au cours duquel cet objectif ne sera pas rempli !

Autant dire qu’au-delà de l'enjeu de société que constitue l’allongement de l’emploi (la France a, avec 38% le taux d’emploi des seniors -55-64 ans- le plus bas d’Europe !), sa déclinaison au niveau des entreprises devient aussi stratégique. Les enjeux sont réglementaires, financiers, RH au moins à très court terme. Mais pas seulement. Ils sont aussi d’ordre interne et communicationnel.

En effet, le dossier « Emploi des Seniors » ce sont évidemment d’abord des mesures et dispositifs RH à mettre en place. Cependant, au-delà des aspects strictement légaux, ce sont aussi des perceptions et des représentations à cerner pour savoir comment les faire évoluer. C’est enfin, savoir informer, communiquer et mobiliser l’ensemble des relais internes de l’entreprise (direction, représentants syndicaux, managers, RRH...) pour assurer l’efficacité et l’acceptabilité du dispositif qui s’imposera à tous.

Est-il valorisant ou non pour un salarié d’être reconnu et identifié comme senior ? Quels problèmes culturels, fonctionnels, rencontrent-ils dans l’entreprise ? Quelles sont les représentations associées ? Comment négocier, ou déployer des plans en faveur de telle ou telle catégorie de salariés sans déstabiliser la cohésion interne ? Comment cibler et informer sans discriminer, sans catégoriser, ni creuser les communautés d’intérêt ?

Vae Solis Corporate et Options RH associent leurs expertises sur ce sujet ; notre équipe accompagne les directions et DRH des grandes entreprises sur la double dimension stratégique et opérationnelle en couvrant les aspects « RH » et « Communication », inhérents à la mise en place de tels dispositifs.

21 septembre 2009

Antoine Boulay, invité de Médiapolis, samedi 19/09 à 10h sur Europe1

studio MediapolisMichel FIELD & Olivier DUHAMEL recevaient Antoine Boulay et Dominique Wolton pour échanger sur le thème de la Communication des Politiques...

Ecouter l'émission : http://www.europe1.fr/Radio/Emissions/Mediapolis-Michel-FIELD-Olivier-DUHAMEL/(date)/19/09/2009

11 septembre 2009

Hortefeux : la double faute

Depuis jeudi 10 septembre à 17h, la polémique enfle et se propage à une vitesse déconcertante. La mise en ligne sur le site Internet du Monde de la vidéo montrant Brice Hortefeux, Ministre de l’Intérieur, aux universités d’été de l’UMP à Seignosse (le 5 septembre 2009) a lancé l’affaire.

Le Ministre est entouré de militants et de responsables politiques et tous échangent des propos sur le mode de la dérision et de la galéjade. Mais très vite un militant UMP, Amine, fait les frais de blagues de mauvais goût : « Il parle arabe, lui », « il mange du cochon et il boit de la bière » dit une femme. Et c’est là que le Ministre de l’Intérieur dérape : "Il ne correspond pas du tout au prototype" avant d'ajouter : "Il en faut toujours un. Quand il y en a un ça va. C'est quand il y en a beaucoup qu'il y a des problèmes."

Si on peut reconnaître dans ces phrases des mauvaises blagues que beaucoup de français peuvent tenir un samedi entre amis, il faut bien admettre que les mêmes propos prononcés par un Ministre de l’Intérieur posent problème. La charge de Ministre impose des contraintes et des obligations ; elle suppose de respecter des règles essentielles, notamment en matière de communication. Et la première de ces règles est la qualité et le statut de l’émetteur ! Un ministre qui dit cela confère aux propos un sens qui n’est pas le même que celui de Monsieur Lambda ! C’est donc une faute professionnelle.

La seconde faute réside dans la réaction à la polémique et à la crise naissante – comme souvent dans le cas d’une crise, c’est sa gestion qui en fait une crise médiatique et d’opinion !

Le service de presse du Ministère publie un communiqué dans lequel il « dénonce une vaine et ridicule tentative de polémique ». Selon le texte, la phrase de Brice Hortefeux fait « référence aux très nombreux clichés qu'il venait de prendre avec la délégation auvergnate ». Le communiqué précise que « pas un seul mot de Brice Hortefeux ne fait référence à une origine ethnique supposée d'un jeune militant ».

Si l’on peut saluer l’extrême réactivité du service de presse du Ministre (c’est d’ailleurs le signe que la situation n’est pas si anodine qu’on veut nous le faire croire), l’argument fait fi du contexte où le militant d’origine maghrébine est bien au centre de la conversation, où il est précisé « qu’il parle arabe », « qu’il mange du cochon et qu’il boit de la bière » et enfin, par le Ministre lui-même, qu’il « ne correspond pas du tout au prototype » . A l’évidence, il est difficile de croire qu’il évoque ici le « prototype » auvergnat !

Le problème de cette ligne de défense est qu’elle ne peut pas être perçue comme crédible par l’opinion publique et qu’elle aura même tendance à être interprétée comme une indifférence coupable. Une argumentation ne peut pas donner l’impression de prendre les gens pour des idiots au risque qu’ils aient le sentiment qu’on insulte leur intelligence. D’autres réactions auraient été possibles !

Et voir la mobilisation immédiate des ténors du gouvernement affichant les uns les autres leur indignation face à une telle opération dite de déstabilisation… on peut s’interroger sur leur capacité empathique à entendre l’indignation et la déstabilisation de l’opinion !

Les heures qui viennent montreront si la gestion de ce dérapage en fera une crise médiatique majeure pour le Gouvernement – similaire à celle qui valu à un Préfet d’être sanctionné par le Ministre de l’Intérieur. C’est d’ailleurs là le troisième écueil possible : même cause, conséquence différenciée ; si bien formulé par Jean de La Fontaine : « selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir ».

08 septembre 2009

Vae Solis sur France 2 - Dimanche 13/09 à 13.15

Arnaud Dupui-Castérès interviendra dans le magazine de Laurent Delahousse, consacré au coaching politique. S'appuyant sur l'étude réalisée cette année par Vae Solis sur les communicants de la classe politique il livrera principaux enseignements et petits trucs....

voir le sujet :

[|http://13h15-le-samedi.france2.fr/index-fr.php?page=accueil&id_article=413|fr]

Coca Cola touché par une rumeur qui ne fait pas "Pschiiiit"

Depuis plus de deux ans, des rumeurs circulaient sur Internet concernant la présence des prétendues doses d’alcool dans breuvage centenaire provenant des usines d’Atlanta, siège social de la marque américaine. En effet, de nombreux sites internet ont diffusé l’information selon laquelle les produits de la marque contiennent une faible dose d’alcool et sont donc déclarés comme Haram (impure en arabe) et donc impropres à la consommation pour les musulmans pratiquants.

Tout d’abord prises à la légère par la direction mondiale de l’entreprise américaine, ces rumeurs n’ont cessé de croître sur le net, pour donner lieu en mai 2009 à un véritable appel au boycott notamment sur le très lu et respecté Al-Kanz, blog à la mode dans la communauté musulmane, et auprès d’une partie des autorités religieuses. Ce n’est qu’en mai dernier que cette rumeur a été prise au sérieux par la direction française de la marque, après une large diffusion de messages invitant à ne plus consommer ce produit, et une demande officielle de l'Union des associations musulmanes de Seine-Saint-Denis souhaitant avoir des explications sur ce sujet.

La direction française a, dès lors, multiplié les actions afin de faire taire la rumeur et rassurer les consommateurs :

  • Un appel à l’organisme de certification de la Mosquée de Paris, et la demande d’une analyse menée par un organisme indépendant garantissant l’absence d’alcool dans les boissons du géant américain.
  • Une mise à jour des éléments d’information désormais explicites sur l’absence totale d’alcool dans les produits de la marque sur son site internet.

Quelles leçons tirer de cet épisode ?

Premier enseignement, deux années de rumeurs sur Internet et un appel au boycott ont été nécessaires à Coca Cola pour réagir. La marque américaine, sûre de sa force et de sa notoriété, n’a pas souhaité réagir rapidement aux rumeurs qui la visaient. Même si les conséquences économiques de cet attentisme sont difficiles à prévoir, il est néanmoins curieux de voir poindre ce type de négligence de la part de grandes marques internationales, où un sentiment d’invulnérabilité semble exister (Coca avait déjà été touché avec des rumeurs sur le Coca Cola light en 2007, Masterfoods touché par la rumeur de présence de graisse animale en 2008). Ces rumeurs diffusées sur Internet, également appelée « Hoax », peuvent avoir des conséquences dévastatrices sur n’importe quelle entreprise, elles nécessitent donc des ripostes adaptées et réfléchies. Les ignorer est une erreur majeure.

Second enseignement, ces marques pourtant les mieux « armées » et présentes sur l’ensemble de la planète semblent minorer les risques liés au développement d’Internet et des réseaux sociaux, espaces d’échanges d’informations entre consommateurs. Surveiller les « Hoax », voire les anticiper est donc une nouvelle obligation pour chaque entreprise, et la prise en compte de « l’opinion virtuelle», une nécessité. La « net opinion » existe belle et bien ; elle fait la preuve chaque jour de sa puissance.

L’ère de la web-vigilance a sonné, soyez prêts….

07 septembre 2009

Apple réinvente la communication de crise

Bercé tout au long de l'été par les crises sanitaires et économiques, on aura sans doute oublié un peu vite celle qu'a connue le groupe Apple à la fin du mois d’août. Boulimiques de crises, les médias français se sont goinfrés de la rocambolesque histoire des écrans d’Iphone français qui explosent.

Petit rappel des faits : le 12 août dernier, un jeune garçon s’est rendu célèbre pour avoir été le premier à constaté un bris de glace au niveau de l’écran du téléphone de sa petite amie. Dès le lendemain, les baigneurs de la Méditerranée découvrent en Une de La Provence la « victime ». Dès lors, à mesure que les médias s’emparent du sujet, d’autres cas sont repérés. LCI, France 3, France 5 et l’ensemble de la presse s’est emballé pour… 10 Iphones prétendument défaillants voire dangereux. Chiffre à mettre en regard des 26 millions d’unités vendues dans le monde dont 1, 2 en France !

Face à une telle crise médiatique, Bruxelles et la DGCCRF décident de mener l’enquête et Hervé Novelli de recevoir le directeur commercial d’Apple en France. Le communiqué de presse pour le moins succinct publié par Apple sept jours après le premier incident reste très vague sur ce « petit nombre d’incidents » et devant les demandes des journalistes Apple s’est confiné dans un mutisme presque dérangeant. Enfin, et c’est ici presque anecdotique, les enquêtes sont en passe de démontrer qu’il n’existe pas de risque à posséder un Iphone.

L’enseignement le plus frappant de cette crise a été l’absence de réactivité de la part de l’entreprise alors même que son blockbuster était directement mis en cause dans tous les médias français. Entre le 12 août et la rencontre avec le Secrétaire d’Etat Novelli le 28, Apple n’a pas semblé dérangée outre mesure… Pourtant, même en été, sept jours c’est une éternité dans un contexte de crise !

Deuxième enseignement, quand une entreprise est mise en cause sur un produit connu ou de grande consommation, les responsables politiques ne tardent pas à s’emparer du sujet. Ce n’est pas de l’opportunisme mais c’est pour répondre à l’attente de l’opinion publique. Pourquoi Apple a-t-elle jugé inutile de se mobiliser, d’elle-même ? Pourquoi attendre la contrainte politique ?

Troisième enseignement, la renommée et l’influence de la marque Apple est telle que ce sont les utilisateurs eux-mêmes qui ont fait rempart face aux attaques des médias.

Face à la couverture médiatique traditionnelle, les fans d’Apple ont répondu blogs, comment et communication Web 2.0. Cette digue a tenu et soutenu le groupe pendant cette crise mais les manquements évidents de l’entreprise font craindre d’autres risques, malgré l’incroyable soutien dont bénéficie Apple en France et dans le monde (entreprise la plus attractive selon l’étude TNS Sofres de 2008 conduite auprès des étudiants en école de commerce et en écoles d’ingénieurs)

En refusant de communiquer sur l’histoire des Iphones français (rares cas en Belgique et en Angleterre), Apple a démontré qu’une marque mondiale et terriblement emblématique pouvait se défendre sans agir. Quand elle est menacée, une entreprise qui dispose de fortes valeurs peut compter sur une armada de consommateurs prêts à partir en croisade pour sauver la marque ; leur marque.

Aussi déconcertante que la communication du groupe puisse paraître, on est en mesure de se demander si Apple n’a pas délibérément choisi de laisser la blogosphère se démener seule, confirmant ainsi que le secret est érigée en valeur d’entreprise chez Apple. Si c’est le cas, Steve Jobs vient de donner à Clausewitz une belle leçon de stratégie : la meilleure défense n’est plus l’attaque ! Mais est-ce que cette stratégie tiendra lors de prochaines batailles ?

03 juin 2009

Ce n'est pas de publicité dont la politique a besoin... réponse à JS, MB, SF & Co 

Communiquer ne se résume pas à faire de la publicité n'en déplaise aux publicitaires d'hier, nostalgiques des années 80, où l’on se proposait de vendre aux Français un homme, une équipe, un projet, des idées, comme on vendait une savonnette !

Là aussi le système a changé. Là aussi des évolutions sont à l’œuvre. Là aussi l’opinion a mûri. Là aussi l’environnement n’est plus le même. Certes la publicité a son efficacité et son utilité. Mais elle ne peut pas être proposée comme LA solution à la désaffection de l’opinion. Il se peut au contraire qu’elle y contribue, creusant un peu plus le fossé de la relation entre gouvernants et gouvernés. Faisant des uns des « personnages » lissés et des autres de simples observateurs réduit à leur rôle de consommateurs.

Il est dangereux d’associer ou de vouloir limiter la communication à la publicité. Comme il est dangereux de vouloir limiter l’exercice de communication des politiques à une campagne publicitaire.

Les Français et la Politique méritent mieux qu’un message simpliste et une offre réduite au minimum : les formats publicitaires ne sont pas compatibles avec la complexité et la subtilité de « l’offre » politique. Non le marché des idées et de la gestion de la maison « France » n’est pas un marché comme les autres ! Et non la démarche politique ne peut pas gagner à être caricaturée en affiche de publicité.

Ce dont a besoin la politique c’est de communication au sens premier et complet du terme. Ce dont a besoin la politique c’est de mettre en commun, de partager… une vision, des valeurs, des propositions. Ce dont a besoin la politique, c’est sur le fond, d’information et de propositions ; et sur la forme, d’une incarnation et d’une relation. La publicité ne permet ni vraiment l’un, et seulement à moitié l’autre.

Nous l’avons mesuré très récemment (dans une récente étude sur la communication des personnalités politique Française1) : ceux qui réduisent leur stratégie de communication à des « coups » sans fond, qui multiplient le « people/paillette », qui misent plus sur la forme que sur le fond sont assez vite sanctionnés. La visibilité est importante mais elle n’a de sens que parce qu’elle permet de diffuser largement et lisiblement un contenu.

Ce dont a besoin la politique en général et la démocratie en particulier c’est de fond, de débat, public et médiatique. Pourquoi n’a-t-on pas vu fleurir les émissions politiques sur l’Europe, aux heures de grande écoute, dans des formats accessibles et pédagogiques, au moins sur nos services publics ?

Ce dont a besoin la politique c’est aussi de porte voix et d’engagement des uns et des autres. Certains diront que la tribune à 2 voix du Président Sarkozy et de la Chancelière Merkel constitue un coup de communication. Ils ont raison. Mais c’est un bon « coup », au sens où il respecte l’enjeu et ses interlocuteurs en leur livrant une analyse, une vision et une incarnation de ce qu’est et doit être l’Europe. Des messages et des images, des symboles tirés du réel et non pas factices : en son temps, la poignée de main Kohl-Mitterrand a fait bien plus pour donner du sens à l’Europe que toutes les campagnes de promotion.

Les stratégies marketing ou publicitaires fonctionnent sur un rapport quantitatif (évaluant l’efficacité du dispositif au « coût au contact » ou « GRP » (pour Groth rating point) qui mesure la couverture moyenne sur une cible donnée), quand les approches dites « hors média », comprenez où l’espace ne s’achètent pas, qu’il s’agisse des relations presse ou de l’internet par exemple, misent sur une couverture de l’opinion, certes plus aléatoire (quoi que l’on dispose d’outils d’évaluation et de mesure assez précis aussi) plus qualitatives et basées sur la conviction, l’argumentation (vs l’affirmation).

Qu’en est-il du ROI ou RSI en version française ? A comparer les 2 approches, il n’est pas certain que la différence sur la fin justifie les moyens investis. Quel crédit porte le lecteur d’une pleine page publicitaire achetée à prix d’or dans un quotidien national, quand il a pu lire juste avant et dans ce même quotidien un article de fond ? Qu’en reste-t-il au final ? Quel est l’impact sur le public ? Sans même parler d’appliquer une mesure d’ "équivalent achat d’espace" pour mesurer, comparer la seule visibilité de l’article comparativement à ce qu’aurait couté l’achat d’une publicité. Incomparable ! Les logiques et les investissements sont très différents.

A l’heure où nos systèmes s’interrogent et se refondent, conscients de leurs risques et de leurs limites, il est étonnant que des spécialistes de l’opinion ne prennent pas la mesure des changements à l’œuvre, appelant par facilité ou intérêt, à reproduire des schémas vieux de plus de 20 ans.

Le monde change. Et avec lui, les opinions publiques. Plus critiques, plus exigeantes, plus éclairées, plus émancipées, plus volatiles aussi… le marketing politique en vogue dans les années 80 a vécu. La communication politique doit aussi pouvoir se réinventer.

1 – La communication de la classe politique : qui sont les meilleurs communicants ? Étude exclusive Vae Solis Corporate – Mai 2009

18 mai 2009

Qui sont les meilleurs communicants de la classe politique ? Une étude exclusive Vae Solis...

Comment les journalistes politiques, observateurs éclairés et interlocuteurs privilégiés de nos responsables politiques, perçoivent-ils leur communication ? À titre personnel, à titre professionnel, sur le fond, sur la forme ; ce qu’ils aiment, ce qu’ils détestent ; leurs impressions, leurs analyses, leurs anecdotes…
Pour Vae Solis Corporate, ils sont 43 a avoir accordé du temps à cet exercice délicat et novateur. Sans langue de bois, venus d’horizons variés et exerçant dans des médias différents, ils ont accepté le jeu : commenter et noter « messages » et « style » d’une quarantaine d’hommes et de femmes politiques français.

Cette première expérience aux résultats savoureux – et parfois cruels – sur les « tics » et les « trucs », les attitudes et aptitudes de nos dirigeants en matière de communication, est parfois surprenante, souvent instructive, toujours intéressante.

Classement général, résultats détaillés, analyse et commentaires...
la synthèse de l'étude est disponible sur demande auprès de notre équipe : 01 53 92 80 00

Europe malade cherche spin doctor... Une analyse d'Antoine Boulay à lire dans La Tribune - 18 mai

ll faut rêver d'Europe. Tout y incite. A l'extérieur : la crise mondiale et ses conséquences, le renforcement continu de la Chine, l’inévitable perte d’influence de nos alliés américains, le retour des protectionnismes. A l’intérieur : l’euroscepticisme, la montée en puissance des populismes, le manque d’adhésion au projet européen de certains nouveaux pays. L’abstention aux futures élections risque d’atteindre des records. A 33% de participation seulement en moyenne selon les projections actuelles, qui pourra dire que les peuples soutiennent la construction européenne ?

Le rêve, en politique, surtout sur un objet si complexe, est rarement un produit naturel : il ne se décrète pas, il se travaille. Dans les grandes démocraties, c’est le rôle du « spin », de la communication politique. Le spin, c’est l’effet donné à une balle de tennis ou à une toupie. Le « spin doctor » donne au débat le bon « tour » littéralement. Comment donner le bon tour au débat sur l’Europe ?

L’Union en tant que telle n’a aucune stratégie de communication politique au niveau de chaque pays membre. La Commission ou le Parlement ne se donnent pas les moyens de participer aux débats politiques nationaux sur le sujet européen. Le Président de la Commission n’est pas doté d’une équipe de communication politique propre. Pas étonnant dans ce cas que les égoïsmes nationaux l’emportent le plus souvent dans l’occupation de l’espace médiatique. La dernière présidence française a pu agacer de ce point de vue, mais c’est bien un débat politique européen qu’a essayé de créer le Président de la République. Et quand, à nouveau, une part d’Europe semble en quelque sorte parler d’une seule voix par la bouche de la Chancelière allemande et du Président Français au G20, le cœur et l’esprit de millions d’Européens s’éveillent d’un espoir nouveau. Comment, donc, faire rêver d’Europe ? C’est très simple : il faut innover. Radicalement.

Les innovations pourraient certes concerner l’élection elle-même. Une idée volontairement iconoclaste aurait au moins le mérite de créer le débat : les électeurs qui se sont mobilisés davantage pourraient par exemple bénéficier d’une « prime démocratique ». Un pays ayant droit à 60 députés en enverrait à coup sûr 45, les 15 restants étant soumis au taux de participation. Un taux de 50%, et ce seraient seulement 52 députés qui représenteraient le pays en question à Bruxelles et Strasbourg… On objectera que cette réforme n’est pas constitutionnelle, qu’elle présenterait des difficultés inextricables de mise en œuvre. Mais le simple fait d’évoquer sa possibilité serait déjà un acte politique fort : la première controverse politique proprement européenne ! Autre idée neuve en France quoique déjà connue et déjà appliquée en Autriche ou au Royaume-Uni, passer du scrutin de liste au scrutin majoritaire sur des circonscriptions territoriales plus proches : rapprocher l’Europe des populations nécessite qu’elle soit incarnée par des figures politiques locales de poids. A l’évidence cependant, ces mesures, difficiles en elles-mêmes, ne pourraient cependant s’appliquer aux prochaines élections, trop rapprochées.
Plus frappantes encore, et immédiatement praticables, certaines initiatives s’imposent dès maintenant. D’abord et avant tout, les chefs d’Etats et de gouvernement doivent tenir des meetings communs dans les grandes capitales européennes, retransmis en direct à la radio, à la télévision et sur Internet, pour appeler solennellement les électeurs européens à voter. Et il ne s’agit pas seulement de réunions France-Allemagne comme c’est déjà prévu. Imaginons Gordon Brown, Jose-Luis Zapatero, Angela Merkel, Gordon Bajnai (Hongrie) et Nicolas Sarkozy, ensemble, à la tribune. L’espoir européen s’incarnerait enfin et soulèverait un enthousiasme totalement nouveau. De Londres à Varsovie, de Stockholm à Rome, de Madrid à Berlin, de Budapest à Lisbonne, ces « Meetings pour l’Europe » feraient date comme une rupture dans la communication politique de l’Union pays par pays.

Autre impératif à court terme : créer de vraies représentations permanentes de l’Union dans les Pays Membres, au lieu des antennes sans poids du Parlement et de la Commission. Pour ce faire, pas d’évolution institutionnelle notable, mais une révolution dans le recrutement, tout simplement : les pays membres regorgent d’anciennes personnalités politiques incontestables. Alain Juppé ou Hubert Védrine en France, Joshka Fisher en Allemagne, Pedro Solbes en Espagne etc. pourraient tous assumer cette fonction de « misi dominici » de l’Union et, au-delà des sujets techniques, défendre ses couleurs dans chaque arène politique nationale. Comment se plaindre que l’Europe ne soit pas entendue si elle n’a pas de voix ?

La Commission pourrait également convoquer régulièrement des Assises des Parlements d’Europe, regroupant l’ensemble des Chambres nationales et le Parlement Européen lui-même, pour avancer par exemple sur la question institutionnelle, les droits civiques, la réflexion prospective, etc. Là aussi, l’image symbolique de 20.000 parlementaires de tout le continent rassemblés permettrait une meilleure appropriation par les populations de l’Objet Politique Non Identifié qu’est l’Union, comme disait Jacques Delors.

Il faut en finir avec les délégations réduites et les débats d’antichambres : l’Europe a besoin de communication, de symboles, de rites, de cérémonies, de spectacle et de célébrations démocratiques, osons-le mot. Sans quoi c’est bien le spectacle de nos divisions et de nos démons nationaux qui l’emporteront durablement dans le cœur des Européens.

Si les dirigeants nationaux sont sincères quand ils s’inquiètent du risque de faible participation aux élections européennes, il est temps qu’ils mouillent leurs chemises, qu’ils prennent des risques, et qu’ils innovent… La communication politique, dans ce qu’elle a de plus noble, revient à incarner la démocratie contre tous les populismes. Bien sûr, les mauvais génies de George Bush et de Tony Blair, Karl Rove et Alastair Campbell, ont jeté le discrédit sur la figure du spin doctor… Mais une personnalité plus positive, celle de David Axelrod, créateur du « Yes we can" de Barack Obama, redore le blason de la discipline ! Il y a bon et mauvais spin, tout simplement. Il est temps, en Europe aussi, que le spin se mette au service du rêve… et permette le changement.

Antoine Boulay, Directeur Associé de Vae Solis Corporate

www.latribune.fr/opinions/20090518trib000377445/europe-malade-cherche-spin-doctor.html

30 avril 2009

Pandémie : entreprises, êtes-vous prêtes ?

Il y a 2 niveaux de risque à l'impréparation :

  • au niveau "micro" : panique et désorganisation au sein des entreprises
  • au niveau "macro" : aggravation des effets de la crise économique… ralentissement de l’activité globale

La France est divisée en 2 : public/privé, une préparation à double vitesse* LE SRAS et les craintes de Grippe Aviaire en 2005 ont débouché sur la préparation d’un Plan pandémie qui s’est concrétisé par une réelle préparation du secteur public : les institutions, les autorités, les entreprises publiques. La France est régulièrement considérée par l’OMS comme un des pays qui a la meilleure préparation du monde.



Dans le secteur privé la situation est toute différente.
« Il y a eu une sensibilisation, mais la mobilisation ne s’est pas suffisamment diffusée dans les entreprises qui n’ont pas anticipé et on voit aujourd’hui que nombre d’entre elles ne sont pas prêtes. Il y a un risque de désorganisation de la production » indique Arnaud Dupui-Castérès, président de Vae Solis Corporate.

Dans le privé, On observe 2 grandes typologies et degrés de préparation :

  • les grands groupes ou entreprises dites sensibles qui ont des PCA mais pas forcément de volet « pandémie » ;
  • les entreprises de taille moyenne et de type « services » peu sensibilisées aux risques opérationnels majeurs qui sont elles totalement démunies.


Aujourd’hui, nous ne pouvons pas exclure un passage en niveau 5B et en niveau 6 Cette situation aurait des conséquences sur l’activité des entreprises.

Quelques consignes sur ce qu’elles doivent d'ores et déjà faire :

  • anticiper l’absentéisme (malades réels ou juste du précaution individuelle, certains ne voudront plus se déplacer, les parents devront garder les enfants si les crèches et les écoles ferment). Il y a donc un risque important de désorganisation.
  • identifier les fonctions "vitales" de l’entreprise et organiser la permanence (volontariat, travail à distance)
  • informer sur les mesures d’organisation en mode dégradé et le dispositif sanitaire propre à l’entreprise
  • protéger les salariés : notamment par la mise à dispo de masques,….

11 mars 2009

Vae Solis Corporate recrute dans la haute fonction publique...

David-Anthony Delavoët arrive du ministère de l'Intérieur pour rejoindre Vae Solis en qualité de Directeur conseil

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