Vae Solis : Actualités

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24 janvier 2012

Guillaume DIDIER, ex porte-parole du ministère de la Justice rejoint Vae Solis...

Vae Solis Corporate, cabinet conseil en stratégie d'information, gestion de la réputation et communication de crise, fondé et présidé par Arnaud Dupui-Castérès, annonce la nomination de Guillaume Didier comme directeur conseil.

  • Magistrat de formation, Guillaume DIDIER a exercé les fonctions de juge d’instruction, de magistrat au bureau de la lutte contre le terrorisme et de chef de cabinet du directeur des affaires criminelles et des grâces.
  • Il a été vice-procureur, chargé des relations avec la presse, auprès du procureur de la République de Paris, Jean-Claude Marin.
  • Conseiller pour la presse et la communication aux cabinets des ministres de la Justice (Pascal Clément puis Rachida Dati) et du ministre des Affaires étrangères (Michèle Alliot-Marie), Guillaume DIDIER a créé et occupé entre 2007 et 2010 le poste de porte-parole du ministère de la Justice et des Libertés.

Guillaume DIDIER était depuis 2011 chargé d’une mission pour l’amélioration de la communication judiciaire au ministère de la Justice.

A propos de Vae Solis Corporate
Fondé en 2002 par Arnaud Dupui-Castérès, et opérant sous sa marque actuelle depuis 2007, Vae Solis Corporate est un cabinet conseil en stratégie d’information, gestion de la réputation et communication de crise qui intervient auprès d’organisations privées et publiques, françaises et internationales, pour l’élaboration des positionnements et des stratégies de communication institutionnelle, les affaires publiques, les relations media et e-media, et la gestion de crise.

L’équipe pluridisciplinaire du cabinet est pilotée par quatre associés, Arnaud Dupui-Castérès, président, Antoine Boulay, directeur général, Corinne Dubos et Laurent Porta. Elle est dotée de quatre directeurs conseils et plus de trente cinq consultants d’horizons divers : journalistes, juristes, médecin, collaborateurs politiques, etc. Vae Solis est à l’origine de la création d’un groupement d’agences européennes indépendantes et intervient également en Chine et aux Etats-Unis.

08 décembre 2011

Le diable s'habille en AAA par Arnaud Dupui-Castérès

Depuis quelques semaines souffle un vent mauvais dans le débat. Les agences de notation, que les Français ont récemment découvertes, seraient la cause de tous nos maux. Pour les extrémistes en tout genre, elles sont le diable incarné, pour les décideurs politiques qui sont les plus modérés, elles sont les bouc-émissaires de nos malheurs... Lire la suite sur : http://lecercle.lesechos.fr/economie-societe/politique-eco-conjoncture/politique-economique/221140971/diable-habille-aaa

07 décembre 2011

Arnaud Dupui-Castérès était l'invité d'Olivier de Lagarde sur France Info le 6 décembre

Ecoutez l'émission: http://www.youtube.com/watch?v=L54bjlwDvyM

16 novembre 2011

Aymeric Granet et Raphaël Daniel rejoignent Vae Solis

Vae Solis Corporate, cabinet conseil en stratégie d'information, gestion de la réputation et communication de crise, fondé et présidé par Arnaud Dupui-Castérès, annonce les arrivées d'Aymeric Granet et de Raphaël Daniel comme consultants.

* Aymeric Granet a rejoint le cabinet en octobre 2011. Il était jusqu’alors consultant en communication au sein du cabinet de conseil en stratégie BSConseil. Précédemment, il a été consultant au sein du cabinet Tilder entre 2007 et 2010. Il est diplômé du CELSA (Sorbonne-Paris IV) en marketing et stratégies de communication. En parallèle, il est vice-président du think tank de jeunes actifs Initiateurs d’Avenir.

* Raphaël Daniel a rejoint Vae Solis en novembre 2011. Il était jusqu’alors chargé de la communication au sein de l’Association française du gaz, le syndicat professionnel des acteurs gaziers. De 2008 à 2009, il était collaborateur de la Directrice des Affaires Institutionnelles d’eBay France. Auparavant, Raphaël Daniel a exercé auprès d’un Conseiller technique à la Présidence du Sénat. Il est diplômé en droit européen et international (Université de Nanterre Paris-X) et titulaire d’un LL.M (Master of Law) en droit européen de l’Universität Potsdam (Allemagne) ainsi que d’un Master en Stratégie et décision publique et politique de l’ISMaPP.



Arnaud Dupui-Castérès, président fondateur de Vae Solis Corporate ; Antoine Boulay, directeur général ; Corinne Dubos et Laurent Porta, Directeurs Associés, animent une équipe de plus de 35 consultants de Vae Solis avec quatre directeurs conseils.

Fondé en 2002 et opérant sous sa marque actuelle depuis 2007, Vae Solis Corporate est un cabinet conseil en stratégie d’information, gestion de la réputation et communication de crise qui intervient auprès d’organisations privées et publiques, françaises et internationales, pour l’élaboration des positionnements et des stratégies de communication institutionnelle, les affaires publiques, les relations media et e-media, et la gestion de crise.

L’équipe pluridisciplinaire du cabinet est pilotée par quatre associés et dotée de plus de trente cinq consultants d’horizons divers : journalistes, juristes, médecin, collaborateurs politiques, etc. Vae Solis est à l’origine de la création d’un groupement d’agences européennes indépendantes et intervient également en Chine et aux Etats-Unis.

26 octobre 2011

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13 octobre 2011

Semaine de l'engagement citoyen : Vae Solis accompagne l'Armée du Salut

Portes Ouvertes du bénévolat : du 17 au 23 octobre 2011
Glissez-vous dans la peau d'un bénévole de l'Armée du Salut !

54% des bénévoles français estiment que le terme « bénévole » fait référence avant tout à une personne ayant simplement le souci d’être utile.

A l’occasion de l’Année européenne du bénévolat et de la Semaine de l’engagement citoyen, l’Armée du Salut part à la conquête de nouveaux bénévoles, et invite toute personne qui le désire à venir découvrir l’action bénévole de son choix, sans engagement. Une occasion de toucher du doigt ce qu'est l'engagement bénévole !

« Devenez bénévole et donnez du temps pour reconstruire des vies ! » « L'engagement bénévole est aujourd'hui une nécessité absolue contre l'isolement, l'exclusion ou encore la grande précarité. Quand l'individualisme et la compétition séparent, les bénévoles sont eux des artisans de la cohésion.
Aujourd’hui, à l’Armée du Salut, ce sont 2700 bénévoles qui nous accompagnent. Pour autant, nous ne pouvons répondre à tous les besoins. Nous avons donc besoin de vous. » Major Dominique GLORIES, Responsable du Service Bénévolat

Pour plus d’information et s’inscrire: http://www.armeedusalut.fr/nous-rejoindre/benevolat/portes-ouvertes-du-benevolat.html ou au 01.43.62.25.42

12 octobre 2011

Les faux-semblants de féminisation et de rajeunissement du Sénat

Le 25 septembre, le Sénat est passé à gauche, évolution historique largement commentée jusqu'à attribuer à la nouvelle assemblée des qualités qui ne sont pas les siennes. D’un coup d’un seul, en changeant de majorité, le Sénat est apparu plus jeune, plus féminisé. Est-ce la tête du nouveau président, Jean-Pierre Bel, à l’allure plus enjouée, plus jeune que son prédécesseur Gérard Larcher ? Ou celle de Jean-Vincent Placé, 43 ans, le chef de file des sénateurs verts, omniprésent devant les caméras au lendemain de l’élection ?

Et puis, pour la première fois, on a vu une femme, Catherine Tasca, affirmer sa volonté de se présenter à la présidence de la Chambre Haute. On s’est aussi aperçu qu’une autre sénatrice, Nicole Bricq pouvait parfaitement postuler à la présidence de la très puissante commission des Finances… Comme si en basculant à gauche, le Sénat était désormais devenu normal. Comme si la féminisation des instances était désormais acquise, à l’image des photographiées de Paris Match.

Quel leurre ! Quelle cosmétique ! En réalité, ce n’est pas le cas. La place des femmes a même reculé. Elles ne sont plus que 77 sur 348 au lieu de 80 sur 343 précédemment. Trois de moins sur une base plus large. Sur les 170 sièges renouvelés, seuls 49 d'entre eux sont occupés par des femmes… Pourtant, lors du précédent scrutin, en 2008, le pourcentage de femmes avait progressé, de 18% à 22% ! Mais l’importance historique du basculement à gauche a éclipsé ce phénomène.

« Une fois de plus, la parité passe à la trappe, s’est d’ailleurs ému le collectif Osez le féminisme. Les médias ont largement commenté le basculement à gauche de la Haute Assemblée, fait politique inédit depuis l'entrée en vigueur de la Ve République. Pourtant, il y a une révolution qui semble bien plus malaisée à réaliser : celle de la parité ». Seul les Verts ont réellement respecté la parité : cinq hommes, cinq femmes ! Quant à la moyenne d’âge, elle est passée de 62 ans en 2008 à 65 ans. Le nombre de sénateurs de plus de 71 ans est passé de 13 à 21% ! Quant au président, en dépit de sa silhouette fine il est à peine plus jeune que le président sortant : 59 ans contre 62 ans.

Si ces évolutions sont passées inaperçues, c’est, bien sûr, en premier lieu, comme on l’a dit plus haut, parce que le changement de majorité était un événement historique, et que tout le reste en comparaison est devenu accessoire, mais c’est aussi parce qu’aucun groupe politique, aucune personnalité n’est monté en première ligne pour dénoncer cet état de fait. La droite et la gauche n’ont jamais été en pointe sur ces sujets. La droite venait de perdre. Quant à la gauche, elle célébrait sa victoire.

05 octobre 2011

Vae Solis dans Les Echos - Risque pandémique : les entreprises ne sont pas vaccinées...

Arnaud Dupui-Castérès interrogé par Paul Molga pour Les Echos

05/10 | 03:00 | mis à jour à 10:55 | Paul Molga - Les Echos

Risque pandémique : les entreprises ne sont pas vaccinées
Malgré la crise de la grippe A/H1N1, peu d'employeurs ont mis en place un plan de continuation de l'activité. En cas d'épidémie majeure, l'absentéisme pourrait dépasser 40 %.

Neuf entreprises sur 10 ne seront pas capables de faire face à une situation de pandémie si elle se présentait en France, selon le constat dressé par plusieurs experts. « Très peu de PME ont adopté un plan de continuité d'activité (PCA) préconisé par le gouvernement après l'épisode épidémique de 2005, et parmi les grandes entreprises qui en sont équipés, moins d'un quart ont réalisé les simulations de crise indispensables pour valider leur expérience », alerte Arnaud Dupui-Castérès, président de la société de conseil en gestion de risque Vae Solis.

Apparue pour la première fois en 2003, la grippe aviaire H5N1 a tué ou conduit à l'abattage de 400 millions de volailles dans le monde, provoqué des centaines de décès humains dans de nombreux pays à son pic entre 2006 et 2008, et coûté près de 20 milliards de dollars à l'économie. Soixante-trois pays avaient été infectés.

« La vigilance est primordiale »
Reviendra-t-elle cet automne, lors des prochaines migrations d'oiseaux sauvages ? C'est la question qui inquiète les spécialistes des virus grippaux à la FAO. L'organisation alimentaire des Nations unies a déclenché fin août « une alerte préventive de surveillance » après avoir identifié une souche mutante mortelle de ce virus se propageant au Cambodge où elle a enregistrés huit cas d'infection humaine, tous mortels. « La vigilance est primordiale. Ce n'est pas le moment de baisser la garde », a prévenu Juan Lubroth, vétérinaire en chef de la FAO, évoquant « des risques imprévisibles pour la santé humaine ».

A-t-il été entendu ? Le jour suivant ses déclarations, l'industrie agroalimentaire française s'est empressée de faire passer le message : « Si le virus arrive jusqu'en France, les mécanismes mis en place en 2007 se réactiveront », explique Virginie Guérin, chargée de gestion de crise à l'Association nationale des industries agroalimentaires (Ania). Au programme : renforcement des mesures d'hygiène élémentaires, coordination de la surveillance entre la filière aviaire et le ministère de l'Agriculture, et transmission directes des indicateurs industriels depuis une plate-forme informatique unifiée. « Si un élevage de volailles contaminé est signalé, les services vétérinaires pourront intervenir sans tarder pour délimiter une zone de sécurité et décider de la conduite à tenir », poursuit l'Ania.

« Anticiper, c'est se protéger »
Habituée des crises sanitaires depuis la vache folle, le secteur a mécanisé la gestion du risque. En 2006, un seul élevage a vait été touché dans le pays et la réaction rapide des autorités sanitaires avait permis de circonscrire la propagation du virus.

Mais dans les autres secteurs ? « Beaucoup d'entreprises ont le sentiment d'avoir fait le nécessaire pour se protéger en mettant en place un PCA. Mais le turnover de leurs employés a fait disparaître les connaissances acquises, la culture et la sensibilité au sujet. D'ici deux ans, tout sera à refaire », pronostique Arnaud Dupui-Castérès. En cas d'épidémie liée au virus de la grippe A/H1N1 à la rentrée, les pouvoirs publics craignent un taux d'absentéisme de 40 % dans les entreprises. « Anticiper est le meilleur moyen de se protéger », insistent les experts. Sur quel service clef centrer l'activité en cas d'épidémie ? Quelles sont les personnes clés dans l'entreprise ? Ont-elles des remplaçants rapidement opérationnels ? Quels employés seraient volontaires pour venir travailler même en cas de crise majeure ? L'entreprise dispose-t-elle de stocks non périmés de produits d'hygiène et de protection ? « Qu'il manque une seule réponse à ces questions et l'entreprise sera certaine de connaître des difficultés à gérer la crise », prévient Arnaud Dupui-Castérès.

PAUL MOLGA

23 septembre 2011

La diffamation, nouvelle arme de la guerre médiatique ?

Retrouvez l'interview d'Arnaud Dupui-Castérès interrogé par le Nouvel Economiste dans son article sur la communication politique : diffamez, diffamez, il en restera toujours quelque chose et il n’en coûtera pas grand chose. paru le 23 septembre.

http://www.lenouveleconomiste.fr/communication-politique-diffamez-diffamez-12096/

19 septembre 2011

Bonne nouvelle pour l'énergie solaire !

Après un moratoire de 10 mois, l'administration a enfin bouclé les nouvelles règles du jeu pour les installateurs d’équipements solaires photovoltaïques. Le texte portant sur les appels d'offres pour les centrales de plus de 250 kW a été publié le 15 septembre dernier. Dans ce document une surprise : les projets d’installation d’ombrières de parking seront finalement autorisées à candidater !

C’est une très bonne nouvelle pour Coruscant, l’un des principaux acteurs de ce marché en France. Mais aussi pour la production d’énergie solaire en France. En effet les ombrières de parking présentent l’avantage de ne pas empiéter sur le foncier non-bâti ou sur les terres agricoles et d’être situées proche des centres urbains donc des lieux de consommation. Elles avaient été exclues arbitrairement des futurs appels d’offres pour les projets de 250 kW et plus sans raisons apparentes. Plusieurs médias avaient signalé cette anomalie tout en soulignant la lourdeur du nouveau système d’appels d’offre, notamment « Le Monde » dans son édition du 16 juillet dernier. Le gouvernement a donc pris la bonne décision en réintégrant les ombrières dans le jeu.

Vae Solis accompagne Coruscant dans sa communication depuis 2008. Coruscant est un producteur d’énergie solaire indépendant créé en 2007 et spécialiste de la couverture photovoltaïque de parkings. Pionnier dans ce domaine, la société finance, réalise et exploite des abris solaires dont l’électricité produite est vendue en totalité à EDF durant 20 ans. Ainsi les parkings, lieux dédiés exclusivement au stationnement, deviennent des sites de production d’électricité solaire sans consommation de foncier supplémentaire.

02 septembre 2011

Antoine Boulay, invité d'Olivier de Lagarde sur France Info

Olivier de Lagarde recevait le 30 août Antoine Boulay, directeur général de Vae Solis et Philippe Lentschener, ancien président de Publicis France, président du cabinet Valioo sur le thème des stratégies de communication politique des candidats à la primaire socialiste... Ecouter l'émission

27 juin 2011

Dorothée Duron-Rivron et Isabelle Mas rejoignent Vae Solis en tant que Directrices Conseil

Vae Solis Corporate, cabinet conseil en stratégie d'information, gestion de la réputation et communication de crise, fondé et présidé par Arnaud Dupui-Castérès, annonce la nomination du cabinet de Dorothée Duron-Rivron et Isabelle Mas en tant que directeurs conseil.

* Dorothée Duron-Rivron a rejoint le cabinet en mars 2011. Elle était jusqu’alors Directrice Associée du cabinet de conseil en communication sous contraintes judiciaires RLD Partners. Précédemment consultante au sein de Tilder, elle a débuté sa carrière en cabinet d’avocats. Titulaire du CAPA (Avocat), elle est diplômée de l’université Paris II, de King’s College London (LLM) et de l’IAE de Paris (MBA).

* Isabelle Mas, est arrivée le 2 mai 2011. Elle était jusqu’à lors correspondante de Bloomberg TV en France. De 2006 à 2009 elle a occupé le poste de directrice de la rédaction de Bloomberg TV France. Précédemment, elle a également été chef de rubrique à l’Expansion et correspondante à Londres pour l’Expansion, la Tribune et le Journal du Dimanche. Isabelle Mas est diplômée du MBA d’ESCP Europe.




Arnaud Dupui-Castérès, président fondateur de Vae Solis Corporate ; Antoine Boulay, directeur général ; Corinne Dubos et Laurent Porta, Directeurs Associés, animent une équipe de plus de 35 consultants de Vae Solis avec quatre directeurs conseils.

Fondé en 2002 et opérant sous sa marque actuelle depuis 2007, Vae Solis Corporate est un cabinet conseil en stratégie d’information, gestion de la réputation et communication de crise qui intervient auprès d’organisations privées et publiques, françaises et internationales, pour l’élaboration des positionnements et des stratégies de communication institutionnelle, les affaires publiques, les relations media et e-media, et la gestion de crise.

19 mai 2011

Vae Solis Corporate renforce sa direction...

Antoine Boulay devient Directeur Général ; Mathieu Collet, Dorothée Duron-Rivron et Isabelle Mas, nouveaux Directeurs Conseil

Vae Solis Corporate, cabinet conseil en stratégie d’information, gestion de la réputation et communication de crise, fondé et présidé par Arnaud Dupui-Castérès, annonce la nomination d’Antoine Boulay au poste de Directeur Général.__

Après avoir été consultant à l’OCDE et au Service d’Etudes Politiques des Evêques de France, Antoine Boulay, devient chargé de mission à la Mairie d’Issy-les-Moulineaux. Il occupe ensuite le poste de Directeur Associé de Tilder, puis de Directeur Général Adjoint de TBWA\Corporate, avant d’entrer chez Vae Solis Corporate en juin 2007 en tant que Directeur Associé du cabinet.

Outre Arnaud Dupui-Castérès et Antoine Boulay, Corinne Dubos et Laurent Porta, en tant que Directeurs Associés, animeront l’équipe de plus de 35 consultants de Vae Solis avec quatre directeurs conseils :

  • Jean-Philippe Daniel, qui a rejoint Vae Solis en juillet 2010 après avoir été le chef de cabinet de Martin Hirsch au Haut-Commissariat aux Solidarités Actives et le directeur de cabinet de Claude Bartolone à la mairie du Pré-Saint-Gervais.
  • Mathieu Collet, jusqu’à présent consultant senior au sein de Vae Solis, nommé Directeur Conseil en février 2011, ancien collaborateur parlementaire de Michel Destot, Député Maire de Grenoble, et de Gilles Savary au Parlement Européen.
  • Dorothée Duron-Rivron, arrivée chez Vae Solis en mars 2011, jusqu’alors Directrice Associée du cabinet RLD Partners et avocate.
  • Isabelle Mas, depuis le 2 mai 2011, jusqu’alors directrice de la rédaction de Bloomberg TV France après avoir été chef de rubrique à l’Expansion et correspondante à Londres pour l’Expansion, la Tribune et le Journal du Dimanche.

A l’occasion de cette annonce, Arnaud Dupui-Castérès déclare : « Stratégie d’information, gestion de la réputation et communication de crise sont aujourd’hui trois besoins totalement intégrés par les directions générales et les directions de la communication. Nos capacités d’action en France et à l’international, la diversité et la taille des groupes que nous servons, dont plusieurs entreprises du CAC 40 et grands groupes étrangers leaders mondiaux de leurs secteurs, ainsi que le caractère stratégique de nos missions, nous rendent optimistes quant à notre capacité à nous imposer dans un marché dont la recomposition a commencé et qui va totalement se transformer à un horizon de cinq ans ».

Antoine Boulay ajoute : « En quatre ans, Vae Solis Corporate est devenu un acteur incontournable du conseil en communication. Le renforcement de l’encadrement et l’organisation de l’équipe vont nous permettre de poursuivre notre développement en respectant nos principes fondateurs : apport d’idées, maîtrise du mécanisme de la décision publique et du fonctionnement médiatique, sens du résultat et intégrité. »

Fondé en 2002 et opérant sous sa marque actuelle depuis 2007, Vae Solis Corporate est un cabinet conseil en stratégie d’information, gestion de la réputation et communication de crise qui intervient auprès d’organisations privées et publiques, françaises et internationales, pour l’élaboration des positionnements et des stratégies de communication institutionnelle, les affaires publiques, les relations media et e-media, et la gestion de crise. L’équipe pluridisciplinaire du cabinet est pilotée par
quatre associés et dotée de plus de trente cinq consultants d’horizons divers : journalistes, juristes, médecin, collaborateurs politiques, etc. Vae Solis est à l’origine de la création d’un groupement d’agences européennes indépendantes et intervient également en Chine et aux Etats-Unis.

05 mai 2011

France Télévisions-AFM/Téléthon : sortie de crise.

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Depuis la polémique sur l'organisation du Téléthon déclenchée à l'hiver 2009, les relations entre France Télévisions et l'AFM ont frôlé la sortie de piste. Après un quart de siècle de collaboration, l'association française contre les myopathie (AFM) et son partenaire audiovisuel ont connu des doutes pour finalement célébrer dans la joie leurs « noces d'argent » en ce jeudi 28 avril.

Il y aura donc bien un 25e Téléthon, toujours organisé par l’AFM. Plus festif et toujours plus connecté. Le contrat signé garanti les trois prochaines éditions : rendez-vous dans six mois les 2 et 3 décembre 2011. Avec ce nouveau contrat triennal, c'est la confirmation du caractère indispensable de l'action de l'AFM au travers de cette mobilisation populaire d'exception.

Une collaboration passionnante pour les équipes de Vae Solis Corporate, assurée dans le cadre d’un mécénat de compétences, et que nous sommes heureux de poursuivre pour consolider la place du Téléthon dans la société française et la recherche scientifique et médicale.

25 mars 2011

Nucléaire : près de 6 Français sur 10 conscients de l'impossibilité de se passer de l'énergie atomique à moyen terme

Un sondage exclusif : Observatoire des Risques Sanitaires - Vae Solis

Une opinion transpartisane

Selon un sondage exclusif Vae Solis – Observatoire des Risques Sanitaires – Opinion Way, 58% des Français ne pensent pas que la France puisse abandonner la production d’électricité nucléaire à moyen terme. Cette opinion est majoritaire y compris chez les sympathisants de gauche (51%). Elle est encore plus majoritaire chez les sympathisants UMP (73%).

Seuls les partisans des Verts et du FN pensent (à 56%) qu’il est possible d’abandonner ce mode de production rapidement. En termes de classe d’âge, seuls les 18-24 ans, à 52%, partagent cette opinion.

Une coupure générationnelle
Si les Français se déclarent majoritairement ‘’plutôt ou pas du tout inquiets’’ concernant le passage du nuage radioactif, à 53%, c’est principalement en raison du poids des séniors. En effet, les 18-24 ans (56%), et plus encore les 25-34 ans (62%) sont majoritairement inquiets. En fait, la seule classe d’âge majoritairement sans inquiétude est celle des plus de 60 ans, ‘’plutôt ou pas du tout inquiets’’ à 70%, ce qui explique le résultat global. Cette coupure générationnelle est inquiétante, compte tenu des certitudes scientifiques en la matière.

Une inquiétude majoritaire chez les moins de 60 ans qui semble donc relever de l’irrationnel, puisque les mouvements anti-nucléaires prétendent que la présence infinitésimale de particules radioactives dans l’atmosphère suite à l’accident japonais ne constitue pas un danger pour les Français.

Une relative défiance majoritaire vis-à-vis des autorités officielles
Enfin, comme le confirme tous les ans l’étude de l’Observatoire des Risques Sanitaires, les Français sont très majoritairement méfiants vis-à-vis du gouvernement (69%), et des entreprises comme EDF ou Areva (65%) quant à l’information sur les risques sanitaires et environnementaux quels qu’ils soient.

Dans ce contexte, l’Autorité de Sûreté Nucléaire obtient la confiance de 50% des Français, un résultat correct. 76% des Français accordent leur confiance aux experts indépendants, même s’ils ne connaissent pas toujours leur degré réel d’expertise.

‘’Ces résultats démontrent la clairvoyance des Français, toutes orientations politiques et quasiment tous âges confondus, en matière de politique énergétique. Ils savent que la France ne va pas pouvoir se passer du nucléaire du jour au lendemain. Ce résultat devrait inviter les responsables politiques à un certain réalisme en la matière, malgré la période électorale : toute déclaration définitive apparaîtra comme un « coup politique » et entamerait la crédibilité de son auteur’’ déclare Arnaud Dupui-Castérès, Président de Vae Solis Corporate.

22 mars 2011

Atome le choix ?

La France exploite 58 réacteurs nucléaires, soit le plus grand nombre de réacteurs par habitant.

C’est une technologie très complexe, dangereuse, mais très utile. Et nous la maîtrisons. Les acteurs du nucléaire en France concentrent une expertise enviée dans le monde entier, ils incarnent une capacité et un savoir sans égal, qu’il s’agisse d’Areva, du CEA, d’EDF ou encore de l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN). Ils sont tous des références dans leurs domaines d’activité.

Cette compétence spécifique à la France nous confère des atouts et des bénéfices colossaux : énergie moins chère, indépendance pour notre électricité, bilan carbone, maîtrise d’une haute technologie, emplois très qualifiés, etc… Et au-delà, cela devrait nous donner une fierté incroyable dans nos capacités collectives.

Evidemment, l’accident terrible de Fukushima nous rappelle que cette technologie est dangereuse, elle nous rappelle que le pire et l’imprévisible sont le propre des catastrophes, mais aussi la fragilité de l’être humain face aux événements naturels.

Aujourd’hui, le monde est tétanisé par ce qui pourrait survenir : un accident nucléaire très grave. Mais rappelons que des dizaines de milliers d’être humains viennent de trouver une mort aussi épouvantable dans le déferlement d’une vague, le tsunami. Que cette même vague (que les japonais connaissent bien, d’ailleurs ajoutons que tsunami est un mot japonais !) était d’une force et d’une hauteur inimaginable, jamais vues, dans un pays qui connaît bien le phénomène.

Il est légitime, en cet instant, que l’énergie électro-nucléaire interroge et inquiète. Mais ne nous cachons pas la réalité, cette inquiétude est très égocentrique et motivée par la présence de centrales nucléaires à proximité de nous, dans nos pays. L’événement de Fukushima nous inquiète parce qu’il favorise les projections que nous nous faisons dans notre quotidien. Mais avant de penser à ce qui pourrait un jour arriver près de chez nous, ne devons-nous pas respecter les morts du tsunami ? Ne devons-nous pas respecter et admirer le calme de la population japonaise ?

Après seulement nous pourrons nous poser la question de nos installations ou même de notre source principale d’électricité, au calme et sérieusement. Faut-il que notre indépendance énergétique, que notre filière d’excellence, que les décennies de recherche et d’exploitation, que le sérieux de nos ingénieurs soient soumis aux aléas de la démocratie d’opinion induits par nos émotions du moment ?

Les acteurs de la filière nucléaire française n’ont pas attendu l’accident de Fukushima pour se préoccuper de la sûreté de nos installations nucléaires. Heureusement. Ils sont exigeants, ils connaissent les contraintes et les risques. Ils ne prennent pas leur décision sur un coup de tête. Bien sûr, il est nécessaire de perpétuellement se remettre en question. L’accident de Fukushima prouve que nous n’imaginons pas toujours les scenarii les pires. Mais qui sont ces bonnes consciences, expertes en télégénie pour donner des leçons sur ce qui doit être fait. Peut-on sérieusement fonder notre avenir énergétique sur l’émotion du moment, aussi dramatique soit-elle ?

La France est l’un des 3 pays dans le monde à bien maîtriser la filière nucléaire. Vouloir l’abandonner, reviendrait encore une fois à s’amputer d’un de nos atouts majeurs face aux défis du futur.

02 février 2011

Faut-il se protéger de la Chine ? par Arnaud Dupui-Castérès et André Loesekrug-Pietri, publié dans la Tribune du 2 Février 2011

Il a été très amusant de lire, ces derniers jours, la prose de certains « experts » annonçant que 2010 est l’année qui a vu la Chine émerger. Rappelons qu’en juillet 2010, la Chine est devenu la deuxième puissance mondiale ! Il faut donc devenir la seconde puissance du monde pour que certains perçoivent enfin l’émergence d’un pays !

La Chine, comme d’autres pays, est « émergée » depuis plusieurs années. Seul notre affligeant ethnocentrisme nous aveugle sur un constat qui, à bien des égards, est assez déprimant.

L’Europe, et surtout, la France font le chemin inverse, elles « immergent » doucement mais sûrement. Alors, nous cherchons à nous protéger. Les récentes déclarations du Commissaire européen à l’Industrie, M. AntonioTajani, suggérant la création d’une autorité européenne visant à contrôler les investissements étrangers en Europe est symptomatiques de l’inquiétude des continentaux partout où la présence d’une société chinoise est annoncée.

Il faudrait rappeler un précédent : les cris d’orfraies qui avaient accompagné la création du fonds souverain chinois en 2007, quelques mois avant le début de la crise. Les Européens ont mis leur honneur dans leur poche quand on voit aujourd’hui les sollicitations empressées - presque parfois gênantes - de nombreux pays de voir partie de leur dette rachetée par la Chine. Pour probablement s’émouvoir dans quelques mois de notre soi-disant « dépendance ». Excessif, absence de vision, approche ultra court-terme, à nouveau.

Pourquoi ne pas s’interroger sur les raisons du déclin comparatif de l’Europe ? Peut être pour ne pas avoir à dire la vérité aux opinions publiques.

Pourquoi ne cherchons nous pas à définir une stratégie sur les 20, 30 ou 50 prochaines années ? Ne sommes-nous pas capables de faire ce que les Chinois sont eux capables de faire ?

Pourquoi ne pas renforcer nos points forts, accélérer sur nos capacités industrielles, technologiques, donner un élan à l’innovation et à nos sociétés de croissance ? Pourquoi ces atermoiements sur la grande affaire du 21ème siècle qu’est l’environnement alors que l’Europe avait un leadership technologique et moral incontesté en la matière ? Qu’attendons nous pour imaginer les contours d’une Union européenne puissance mondiale, de ses partenariats stratégiques, avec l’Amérique du Sud, l’Afrique (deux continents avec lesquels l’Europe entretient des liens particuliers), l’Asie du Sud Est, actuellement en pleine croissance, avec l’Amérique du Nord ?

Malheureusement nous n’en semblons pas capables ! Nous n’agissons pas, nous ne prenons pas d’initiatives. Nous encourageons les réactions apeurées et en recherche de protection à tout prix. Nous prenons des demi-mesures qui ne font qu’accentuer le sentiment d’impuissance politique et rendre les décisions suivantes encore moins crédibles dans l’opinion. Nous semblons démunis de notre capacité éprouvée à penser l’avenir, à structurer nos volontés, nos enthousiasmes au-delà d’échéance et de calculs électoraux. Déjà 2012, puis 2014, bientôt 2017, etc, etc. Quelle indécence vis-à-vis de nos concitoyens au vu des enjeux qui sont les nôtres. N’y a-t-il pas plus important que de penser écuries ou pouliches ?

Les Européens n’ont plus de vision de l’avenir, d’ambition pour eux même et de mission pour le monde.

Notre seul et premier réflexe : se protéger, se replier, avoir peur, critiquer, dénoncer la présence. Nous sommes bien placés, nous européens, pour savoir que les autochtones qui se replient sur eux-mêmes ne faisaient pas le poids face à l’organisation et la détermination des conquérants.

Et attention à l’effet boomerang : quand la Chine a investi 48 milliards de dollars à l’étranger en 2009, la France seule en a investi 3 fois plus, soit 147 milliards ! Et l’Europe probablement plus de 500 milliards. Qui envahi qui ?

Alors réagissons ! Sans animosité, sans jalousie pour le succès d’autrui, sans incompréhension vis-à-vis des investisseurs étrangers et notamment à l’égard des plus puissants d’entre eux, les Chinois qui développement une approche comparable à celle des Etats-Unis d’après-guerre avec leur plan Marshall.

Nous pouvons à la fois accueillir les investissements chinois et nous faire respecter. Nous pouvons à la fois vendre certains actifs et rester très compétitifs par notre créativité et notre innovation. Nous gagnerons à accueillir plus d’investissements chinois en Europe – par les créations d’emplois, les investissements, la responsabilisation accrue de ces investisseurs bien plus que pour de simples exportateurs qui n’ont que peu faire de l’impact de leur produits sur les marchés cibles. A l’instar des magnétoscopes de Poitiers dont l’impact avait été ravageur pour l’industrie électronique française et européenne, il faut au contraire plus encourager les implantations étrangères en Europe pour rendre ces investisseurs plus ‘européens’ et plus au fait de nos contraintes et de nos valeurs.

La bonne réaction à l’influence chinoise grandissante, n’est pas le repli sur soi (qui de toute manière ne fonctionnera pas), mais un comportement de vérité et de maturité par rapports aux opinions publiques sur nos atouts et nos faiblesses, une réelle approche stratégique avec des priorités marquées et non plus du saupoudrage – éducation, recherche, grands projets, financement de l’innovation - , et enfin une approche stratégique résolument européenne et non la poursuite de la déconstruction de l’Union actuellement à l’oeuvre.

Arnaud Dupui-Castérès est Président de Vae Solis Corporate

André Loesekrug-Pietri est Président de A Capital

01 février 2011

Affaire Mediator, l'autopsie d'un système...

Le 19 janvier 2011, le LEEM annonçait avoir suspendu la participation du laboratoire Servier. Un membre du syndicat déclare : « Leur communication et la façon dont ils ont géré le retrait ne correspondent pas à nos pratiques et posent un risque d’image pour l’ensemble de la profession » .

Du strict point de vue de sa communication, le groupe Servier a incontestablement multiplié les erreurs. En quelques mois, le laboratoire aura bafoué toutes les règles de base de la gestion de crise, s’enlisant de jour en jour dans une communication défensive détachée des enjeux humains auxquels elle était clairement associée.

Cela commence par une action en justice… Dès le mois de juin 2010, le Dr Irène Frachon, pneumologue au CHU de Brest, publie un ouvrage « choc », intitulé à l'origine « Mediator, combien de morts ? ». Servier porte plainte… et le titre est censuré. On s’étonne d’une couverture médiatique modeste au lancement du livre et on note un silence assourdissant du milieu médical et notamment de la presse médicale ! Jusque là, les « pratiques à l’ancienne » semblent fonctionner…

Lenteur et manque de réactivité Ensuite, et alors que la crise est ouvertement déclarée, le Groupe va enchaîner les erreurs et provocations.

Première erreur : celle d’avoir tardé. Le groupe est trop longtemps resté silencieux. Le Mediator est retiré du marché en novembre 2009 par l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) suite à une première étude réalisée par la CNAM sur un panel d’un million de diabétiques, qui mettra en évidence dès octobre 2009 une corrélation entre l’exposition au benfluorex et des complications valvulaires chez certains patients. Or ce n’est que le 16 novembre 2010 , au lendemain de la révélation par l’Afssaps des chiffres de 500 morts et 3 500 hospitalisations, que le groupe diffusera un premier communiqué de presse, précisant que « [les chiffres présentés par le rapport de la CNAM", sont des hypothèses fondées sur des extrapolations». Lors de son second communiqué, le laboratoire affirmera ensuite « comprendre l’inquiétude des patients et des médecins ». Dès le départ, le groupe Servier a adopté une logique dépassée de réaction -et non d’anticipation. Le laboratoire a oublié la première des règles de communication de crise : parler le premier pour asseoir sa crédibilité ou prendre le risque de ne plus être cru.

Déni, rien que du déni ! Deuxième erreur : le déni. Le groupe a préféré tenter de rejeter la faute sur autrui, révélant ainsi, aux yeux de tous, son absence d’un minimum de sens de la responsabilité. Au lieu de temporiser en attendant que les investigations complémentaires infirment ou confirment les soupçons et de s’engager à assumer ses responsabilités dans le cas où celles-ci seraient avérées, le fondateur du groupe parlera de «complot» , de «mafia» faisant un «bruit médiatique disproportionné». Son interview, accordée au Monde le 20 novembre, procède d’une hallucinante stratégie de communication où les supputations et les explications avancées conduisent plus vers le déni radical que le souci de comprendre et d’atténuer. En se demandant « si cette affaire n'est pas une fabrication» avec « peut-être l’idée d’embêter le gouvernement », il se présentera comme victime, inversant les rôles au prix de s’attirer les foudres de l’opinion. Aussi déroutante soit-elle, l’attitude « communicante » du patron des laboratoires Servier est emblématique du phénomène récurrent de crispation managériale lorsqu’une crise survient, soudainement et sans que soit réellement pris en compte les nombreux signaux d’alertes antérieurs.

Une communication déshumanisée Dernière erreur, et non des moindres : un manque évident d’empathie et d’humanité dans sa communication. Soucieux de ne pas apparaître comme se reconnaissant responsable, le groupe Servier minimisera systématiquement les chiffres, sans exprimer de compassion envers les patients et victimes avérées de ce médicament contre le diabète, abusivement prescrit comme coupe-faim. L’un de ses porte-parole affirmera même que «rapporté au nombre de patients ayant pris le Mediator, le risque est de 0,005%» . Ces déclarations choquantes sont probablement le reflet de la construction d’une argumentation fondée sur l’évaluation de ses experts et la défense de ses intérêts à court terme, négligeant la prise en compte des enjeux de communication et de compréhension de l’opinion publique, et des mécanismes de construction des positions de la puissance publique. Dommage. Le groupe s’enferme ainsi progressivement dans une logique conflictuelle avec l’ensemble des parties prenantes.

… Servier lâché ! Jouer la carte de la transparence, en s’engageant à apporter des réponses, aurait probablement pu permettre au laboratoire de calmer les inquiétudes et donc de circonscrire la crise. Le web aurait d’ailleurs pu en être l’outil. Mais l’attitude rigide et digressive adoptée est un classique du déni managérial en situation de crise. Si une erreur peut être comprise et pardonnée, l’entêtement et l’accumulation de provocations auront fini d’isoler le laboratoire et son patron. Lâché par ses pairs, sorti du « G5 » et lâché même par son conseil en communication qui semble lui-même ne plus assumer les choix opérés…

Souhaitons que « l’affaire Servier » permette à la fois de refonder le système du médicament et rappelle à chacun la dimension stratégique de la gestion de la communication en période de crise.%%

www.liberation.fr/societe/01012314760-le-laboratoire-servier-cerne-de-toute-part

www.servier-presse.fr/wp-content/uploads/2010/11/CP20101116.pdf

www.liberation.fr/societe/01012312634-servier-sort-de-la-strategie-du-deni

www.lemonde.fr/planete/article/2010/11/16/mediator-les-patients-doivent-consulter-leur-medecin-traitant_1440619_3244.html

14 janvier 2011

Air France aux abonnés absents !

1328088_ice_crystals.jpg« L'épisode neigeux » a provoqué un tombereau de commentaires et de réactions, notamment sur les défaillances stupéfiantes d’Aéroports de Paris, mais aussi de Meteo France : incapacité à prévoir, anticipation zéro, réaction pour le moins confuse et inadaptée.

Comme toujours dans une situation d’urgence, surtout quand elle est provoquée par des impondérables climatiques ou naturels, l’opinion publique peut comprendre. Elle sait qu’à situation exceptionnelle, conséquence exceptionnelle.

Pourtant, la pagaille dans les aéroports parisiens laisse pantois ; comment 5 centimètres de neige peuvent-ils autant désorganiser un centre névralgique aussi important qu’un aéroport ? Pourquoi ADP n’est-il pas capable de déneiger plus rapidement les pistes ? Pourquoi ne pas avoir de stock de produits dégivrants ? Les réponses à ces questions devront trouver des réponses dans les enquêtes officielles.

Mais le vrai mécontentement, légitime, des clients réside plutôt dans l’absence d’information. Et sur ce registre une mention spéciale doit être accordée à Air France qui, curieusement, ne s’est guère vu reprocher une gestion pourtant chaotique et désinvolte de cet épisode. Car, en effet, Air France, dans l’immense majorité des cas, n’a pas été en mesure de prévenir ses passagers des retards d’avions. L’absence d’information est difficilement compréhensible et rend ce type de situation très désagréable.

Ce dysfonctionnement est d’autant plus regrettable qu’Air France dispose de tous les atouts possibles pour bien gérer ces situations : un site internet performant, les noms des passagers pour chaque vol, les horaires, les numéros de téléphone et les adresses mails dans la plupart des cas. Pourtant, si le site internet donnait les retards prévisibles des vols au départ des aéroports parisiens, les horaires des vols retours (effectués avec les mêmes avions) n’ont jamais été modifiés. A titre d’exemple, le vol Paris-Cotonou part à 13h50 et arrive à 20h ; le vol retour Cotonou-Paris part à 23h45 et arrive à 5h55, c’est le même avion. Le site internet d’Air France donnait les indications sur le retard du vol Aller, mais n’a jamais changé les horaires ni donné la moindre indication pour le vol retour. En d’autres termes, la moitié des clients d’Air France sont restés totalement aveugles durant toute cette période. Les annonces de retard ou d’annulation de vol n’ont que très rarement été transmises par téléphone ou par mail. Les clients du programme Flying Blue qui reçoivent presque quotidiennement des mails de promotion commerciale, n’ont, pour ceux qui voyagaient durant cette période, jamais reçu un mail d’information sur les retards de leurs vols, ni même un mot d’excuse.

On peut sincèrement être étonné par le paradoxe qui consiste à disposer de tant de moyens et de canaux d’information et d’être incapable de s’en servir. Retenons de cet épisode que les outils et les moyens ne sont pas suffisants pour gérer une situation de crise, encore faut-il savoir respecter trois principes essentiels de la communication de crise : Transparence, Empathie et Mobilisation. Et comprendre que l’impact sur l’image est moins dû à l’événement en tant que tel - qui peut reprocher à Air France les chutes de neige importantes et ses conséquences ? -, qu’à la manière de le gérer : qui peut accepter qu’Air France soit aussi défaillant sur la transmission d’informations et le minimum d’empathie à l’égard de ses clients ?

22 décembre 2010

Vae Solis publie les résultats 2010 de l'Observatoire des Risques Sanitaires

CRISES SANITAIRES : LA DEFIANCE DES FRANÇAIS A L'EGARD DU POUVOIR POLITIQUE S'AGGRAVE L’Observatoire des Risques Sanitaires présente les résultats de la quatrième vague de son étude d’opinion. Le cabinet de conseil Vae Solis Corporate et l’institut de sondage OpinionWay ont rendu public les résultats de l’enquête 2010 sur l’évolution de l’opinion face aux risques sanitaires auxquels nous sommes confrontés.

1. LA CRISE DE CONFIANCE DANS LE POLITIQUE S’AGGRAVE

Contrecoup de la sur-médiatisation de la grippe A ou de l’échec du GIEC et du sommet de Copenhague ? La confiance envers le pouvoir politique dans le domaine des crises sanitaires s’amenuise encore auprès des Français. Les différentes instances de pouvoir, supposées délivrer la juste information, ne sont plus considérées comme des sources crédibles pour la population quand une crise sanitaire survient : l’Union Européenne est digne de confiance en premier et deuxième choix pour 12% des Français, le gouvernement pour 6%, les élus locaux pour 4% et les parlementaires pour 2%. Une action excessive du gouvernement face aux risques de santé publique ? 45% des Français estiment que le gouvernement en fait trop. Ils sont uniquement 30% à trouver qu’il réagit correctement face aux risques de santé publique et 25% pas assez. Pour Arnaud Dupui-Castérès, Président de Vae Solis Corporate, « si le niveau général d’inquiétude baisse après la fausse alerte "risque pandémique" passée, la communication de sur-vigilance du gouvernement a laissé des traces dans l’opinion publique ».

2. VERS L’APPARITION D’UNE « CRISO-RESISTANCE » ?

Dans leur majorité les Français se déclarent conscients et inquiets des risques potentiels dans le domaine de la santé (respectivement 81% et 73%). Aussi, 79% pensent que le nombre de crises dans le domaine de la santé aura plutôt tendance à augmenter. Il existe donc une inquiétude latente des Français et, surtout, un manque de confiance dans le progrès scientifique, censé améliorer les conditions de vie.

Cependant, pour la première fois depuis 2005, le niveau général des craintes est sensiblement en baisse. Alors que la tendance était à l’inquiétude croissante entre 2005 et 2008, la lassitude semble gagner du terrain en 2010. Fortement mobilisés sur le risque pandémique mondial, les Français se montrent plus dubitatifs face aux risques sanitaires. « De la même manière qu’il y a une antibio-résistance, on peut constater un début de "criso-résistance". La communication de crise ne doit pas être utilisée à mauvaise escient », déclare Arnaud Dupui-Castérès, président de Vae Solis Corporate.

3. UNE NOUVELLE CREDIBILITE DE LA SOCIETE CIVILE
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Dans une situation de crise sanitaire, qui croire ? Pour obtenir la vérité lors d’une crise, les Français font d’abord confiance aux chercheurs/scientifiques (66% les citent en premier et deuxième choix parmi les détenteurs d’une information crédible ; depuis 2005, les scientifiques sont en tête et progressent légèrement) et, aux associations, qui voient leur capital « crédibilité » augmenter de 35 à 51% de 2005 à 2010. Parallèlement, l’OMS, considérée en 2005 par 53% des Français comme une source d’information fiable, l’est aujourd’hui pour 47%.

Le monde associatif devient un acteur central des crises sanitaires. Acteur pourtant loin d’être toujours impartial et professionnel, les associations incarnent, chez les Français, l’idéalisation de l’intégrité et du sens de l’intérêt général. « La confiance des Français lors des crises sanitaires est donc une confiance qui s’appuie bien sûr sur la connaissance ou l’expertise, incarnée par les scientifiques, mais aussi sur le degré d’éthique prêté aux porte-parole. Elle bénéficie donc aux associations », conclut Arnaud Dupui-Castérès.

Ces résultats traduisent deux tendances de fond : - Une défiance toujours plus grande à l’égard des pouvoirs installés et, a contrario, une légitimité croissante de la Société Civile. - Le renforcement de la prescription de proximité (à l’exception des élus locaux) : « moi et mes proches » et les nouveaux experts.

Contact : Marie Allamel 6 01 53 92 80 06

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